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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 11:53

Nouvel accès aux archives sonores !

 

http://www.dotspirit.com

 

nom du lecteur : comaguer

identifiant : amiscomaguer

code : salvador13bis

 

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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 16:25

1-Hier

Le 27  juin  1980 un avion civil italien reliant Bologne à Palerme est abattu. Aucun survivant. Depuis 32 ans, les enquêtes entreprises étaient toutes restées infructueuses. Et pour cause : il s’agissait d’une erreur de tir !

L’avion visé était celui de Kadhafi mais le dirigeant libyen fut averti du projet d’assassinat … et un autre avion fut pris par erreur pour cible par… l’armée de  l’air française …….

La liquidation de Kadhafi a permis de découvrir ses archives. Dés 2010, un magistrat italien, cité dans l’article qui suit, aujourd’hui à la retraite après avoir été en charge de la cellule anti-terroriste à Rome, avait dans son livre « INTRIGO INTERNAZIONALE » affirmé que l’avion civil avait été abattu par des chasseurs français. Il y consacrait un chapitre entier : « La nuit où ils ont voulu tuer Kadhafi ».

Les preuves sont maintenant disponibles.

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Tragédie d’Ustica :

La revanche posthume de Kadhafi

La sombre histoire du vol Itavia 870, 82 passagers, abattus en plein vol en 1980 par des chasseurs français qui l'ont confondu avec l'avion de Kadhafi...

Dans la nuit du 27 juin 1980, le vol Itavia 870 (un DC 9 immatriculé I-TIGI) a décollé de Bologne en Italie à destination de Palerme en Sicile. Il transportait 77 passagers, 2 pilotes et 2 membres de personnel de cabine. Les passagers comprenaient 64 adultes, 11 enfants âgés de 2 à 11 ans, et deux enfants de moins de deux ans.

Comme à son habitude, le vol Itavia 870 a mis le cap sur la côte sud de l’Italie. A 20h59, il a brutalement disparu des écrans-radars des contrôleurs aériens italiens. L'équipage n'avait signalé aucun problème technique ou une quelconque situation d'urgence. 

A un moment donné l'avion était là, la seconde d'après il avait disparu. Les 81 passagers sont morts et les débris de l'appareil ont sombré en mer.

De prime abord, les circonstances de sa disparition semblaient inexplicables. Le vol s’est parfaitement déroulé jusqu’à ce que l’avion explose sans faire aucun survivant. Interrogées par les médias, les autorités italiennes ont d’abord laissé entendre que le vol 870 aurait pu être victime d’un attentat terroriste. Plausible dans un premier temps, cette thèse a vite été abandonnée en l’absence de toute revendication d’un possible attentat.

Les médias sont donc retournés aux nouvelles. Comme s’ils avaient reçu des consignes du sommet de l’Etat, les autorités se sont tues et aucune information complémentaire officielle n’a pu être obtenue sur l’affaire. Bien entendu, cela a aiguisé la curiosité de la presse et alimenté ses soupçons selon lesquels, la réalité devait être tenue secrète. Des soupçons qui n’ont pas tardé à se confirmer lorsque toutes les portes se sont refermées les unes après les autres, plus personne ne souhaitant évoquer la question.

Plus troublant encore, les enregistrements des données radar ont disparu ou  ont été détruits. 

D’autres informations techniques manquaient également ou étaient devenues soudainement inaccessibles. Plus effrayant encore, des témoins-clé ont commencé à décéder dans d’étranges circonstances : d’accidents de circulation, de suicides ou encore de crises cardiaques. Il s’en est suivi une décennie de dissimulation de la part des instances supérieures d’au moins 3 gouvernements. Une dissimulation qui perdure aujourd’hui…Bref, tous les ingrédients d’un scénario hollywoodien à ceci près qu’il ne s’agit pas d’une fiction mais de la réalité.

De l’obscurité à la lumière

L’histoire du vol Itavia 870 est une longue succession de maladresses, d’erreurs, de dissimulations ayant impliqué, d’une part, 3 gouvernements, et d’autre part, un gouvernement qui leur était hostile, celui de Mouammar Kadhafi

 Dans une large mesure, les détails de ce qui s’est passé cette nuit là demeurent mystérieux. Toutefois, des éléments de preuve sont apparus récemment qui apportent des éclaircissements sur ce secret longuement gardé. La chute du gouvernement Kadhafi en 2011 a permis d’entre-ouvrir les archives secrètes de l’Etat libyen. Là, parmi les innombrables projets terroristes, les accords internationaux et les terribles malentendus diplomatiques, on a retrouvé des informations détaillées sur la nuit du 27 juin 1980.    

Les raisons de l’attaque

En 1980, la communauté internationale était mobilisée contre un gouvernement qui devenait de plus en plus agressif, sous la direction du colonel Mouammar Kadhafi. Aux USA, l’administration Carter était engagée dans la course présidentielle contre Ronald Reagan, ex-acteur et ancien gouverneur de Californie. En Europe, l’OTAN était largement absorbée par la guerre froide. L’Union Soviétique venait d’envahir l’Afghanistan. Le monde semblait sur le point d’entrer en conflit.

Pour toutes ces nations, la Libye devenait un problème de plus en plus inquiétant en Méditerranée. Les forces de Kadhafi s’employaient de plus en plus activement à déstabiliser les gouvernements de la région, y compris certaines anciennes colonies françaises en Afrique du Nord. Aux yeux du gouvernement français, il était temps d’éliminer le problème Kadhafi.

Un assassinat de portée internationale

Si l’on en croit les documents découverts en Libye, l’opportunité d’assassiner Kadhafi s’est présentée dans la nuit du 27 juin 1980 alors qu’il traversait la Méditerranée en provenance d’Europe pour regagner son pays à bord de son Tupolev. Une paire de Mirages français avait été mobilisée pour une mission spéciale : intercepter et détruire en vol l’avion de Kadhafi, offrant à toutes les parties concernées, la possibilité de nier ensuite toute responsabilité dans l’affaire. Si tout allait bien, l’épave s’abîmerait en mer et le problème libyen, serait résolu une fois pour toutes.

Dès le départ, les choses ne se sont pas déroulées selon les plans. Ce qui devait être une simple interception, s’est transformé en un engagement aérien confus, impliquant des chasseurs de 4 pays. Les avions français, libyen, italiens et américains ont convergé vers un point précis au sud des côtes italiennes. C’est dans cette mêlée que s’est retrouvé le vol Itavia 870, ignorant tout du drame qui allait se jouer.

Ce que les Français ignoraient depuis le départ c’est que leur tentative d’assassinat était vouée à l’échec. D’après les documents libyens récemment découverts, Kadhafi avait été informé du complot à la dernière minute par une source des services secrets italiens, le SISMI. C’est pour cette raison qu’il a demandé à son équipage de détourner son vol vers Malte. Il était notoire qu’à l’époque, le SISMI était très influent grâce à ses contacts de haut niveau en Libye. L’Italie a conservé des relations étroites avec Kadhafi pendant de nombreuses années. C’est par exemple Bettino Craxi qui a téléphoné à Kadhafi en 1986 pour l’informer du raid imminent de F111 américains. Ce fut une nouvelle fois grâce à l’aide italienne qu’il a pu quitter sa résidence quelques minutes avant l’attaque.

  Au cours de cette nuit de 1980, au moment précis ou Kadhafi décida de dérouter son avion vers Malte, un MiG23 de l’armée de l’air libyenne faisait route au Nord à sa rencontre afin de l’escorter jusqu’en Libye. Dans la confusion, Ezedine Koal le pilote du MIG n’a pas reçu l’ordre de faire demi-tour et de rentrer à sa base. Au lieu de cela, il a poursuivi son vol vers le Nord au dessus de la Méditerranée, à la recherche du Tupolev de Kadhafi et a été rapidement repéré par les radars de l’OTAN. Selon les plans prévus dans cette éventualité, l’armée de l’air italienne et la Navy américaine ont immédiatement dépêché des intercepteurs alors qu’il s’approchait de l’espace aérien italien.     

Soudain, un combat aérien dans la confusion

Quelques minutes plus tard, le MIG-23 libyen était en vue des côtes de Sicile. Ensemble, 3 chasseurs F-104 italiens et au moins un Corsair A-7 II (probablement un vol de deux avions) sont apparus séparément venant de l’Est. Les deux chasseurs français Mirage fonçaient en provenance du Nord avec l’intention de remplir leur mission meurtrière de telle sorte que 7 voire 9 chasseurs de l’OTAN convergeaient vers un même point dans le ciel sombre au dessus de la Méditerranée.  Ignorant tout de cette concentration, le vol Itavia 870 poursuivait sa route.

C’est apparemment le MIG-23 libyen qui a aperçu le premier le DC-9 civil sur son radar. Il volait cap au Sud comme prévu. Pour le pilote libyen, il était exactement au lieu prévu du rendez-vous. Il a donc manœuvré son MIG-23 pour se placer à proximité de l’avion de ligne qu’il a vraisemblablement confondu avec le Tupolev de Kadhafi dans l’obscurité. Pour les pilotes des chasseurs français, la paire d’avions qui venait de se former correspondait à ce que prévoyait leur ordre de mission : une cible de la taille d’un avion de ligne, clairement, le Tupolev de Kadhafi, escorté par un seul chasseur libyen qui l’avait rejoint en provenance du Sud. Les deux appareils volant maintenant cap au Sud en direction de la Libye.

Aucun tir de semonce n’a été tiré. C’était supposé être un assassinat pur et simple. L’un des 2 pilotes français a lancé un missile air-air en direction de la plus grosse des cibles. Il a fait mouche et touché l’avant du vol Itavia 870 d’un tir parfait. L’avion de ligne n’avait aucune chance de s’en tirer. Il a littéralement explosé en vol. Alors qu’ils surveillaient la boule de feu qui apparaissait par intermittente dans le lointain, les deux pilotes des Mirage français ont réalisé sur leur radar embarqué que le MIG-23 libyen manœuvrait pour se placer en position de contre-attaque.

Il n’y avait donc qu’une seule chose à faire, le descendre également.

Finir le travail en descendant le MIG-23

A la vue de l’impact du missile sur l’avion de ligne tout proche, Ezedine Koal, le pilote du MIG-23 libyen s’est écarté, à la recherche d’un avion ennemi. Où qu’il pointe le nez de son appareil, son radar révélait la présence de toujours plus de chasseurs ennemis. 3 F-104S Starfighters étaient visibles d’un côté pendant qu’un ou deux Corsair A-7 de l’US Navy arrivaient d’une autre direction. 2 chasseurs français Mirage fonçaient du Nord, leurs radars déclenchant le système de réception d’alerte précoce à l’intérieur du MIG indiquant qu’ils s’apprêtaient à ouvrir le feu. Ezedine Koal était seul et en grand danger. Peu d’options s’offraient à lui en dehors d’engager le combat et de tenter de fuir plein Sud. Ses chances de survie étaient minces. Les intentions hostiles des avions ennemis ne faisaient aucun doute ; après tout ils venaient juste de descendre et dans son esprit d’assassiner le Colonel Kadhafi lui-même, l’homme qu’il était supposé escorter et protéger.

La suite fut une série confuse de manœuvres et de contre manœuvres à grande vitesse dans le ciel nocturne italien. Les chasseurs français et le libyen se sont affrontés au dessus de l’eau pendant que les appareils italiens et de l’US Navy tournaient autour. Le combat s’est déplacé vers l’Est au dessus de la terre ferme jusqu’à ce que le MIG-23 finisse par être touché où qu’il percute les montagnes invisibles plus bas. Il s’est écrasé en percutant les montagnes de Calabre à Castelsilano et Ezedine Koal n’a pas survécu.

Leur mission accomplie, les chasseurs français Mirage ont remis cap au Nord pour rentrer en France. La destruction du MIG leur garantissait qu’il n’existait aucun témoin de leur assassinat de Mouammar Kadhafi.

Ce qui s’est passé ensuite et la dissimulation de l’interception

Kadhafi a survécu à la tentative aérienne d’assassinat.

Il vivra jusqu'au "printemps arabe" libyen en 2011. 

 La France n'évoquera jamais les évènements de cette nuit-là.

 Tout comme l’Italie qui optera pour une politique de silence et de dissimulation. Observateurs extérieurs non-européens, les USA garderont également le silence. Face au silence assourdissant des autorités, les médias désigneront la disparition du Vol 870 par le Massacre d’Ustica (« Strage di Ustica » du nom d’un île proche de la mer Tyrrhénienne).

Le 18 juillet 1980 soit 21 jours après l’opération, l’épave du MIG-23 libyen a été localisée dans les montagnes de Sila. Le corps du pilote Ezedine Koal  encore attaché au siège éjectable, fut identifié grâce à son nom inscrit sur son casque. Les autorités italiennes se sont opposées à ce que deux reporters puissent prendre des photos de la scène. Ils furent appréhendés et relâchés en échange de la confiscation de leurs pellicules.

En dépit de ces ultimes efforts de dissimulation, la presse ne tarda pas à découvrir que le corps du pilote libyen était décomposé, confirmant que son décès remontait à 3 semaines, date de la disparition du vol 870. La concomitance des 2 évènements ne tarda pas à attiser la curiosité de la presse. Le corps du pilote fut rapatrié en Libye après avoir été enterré un moment en Italie. 

D’étranges coïncidences et quelques décès inexpliqués  

La dissimulation a duré jusqu’à ce que les enregistrements radars des évènements de cette nuit là disparaissent. Il aurait pu s’agir d’une coïncidence. De même les obstacles de toutes sortes et les dissimulations ont retardé l’examen des débris du DC-9 et la rédaction d’un rapport d’enquête pendant 9 ans. Un délai exceptionnellement long en matière d’accident aérien. Le rapport a conclu que « toutes les preuves examinées confirment que l’accident du DC-9 a été causé par l’explosion d’un missile près du nez de l’appareil. En l’état actuel des connaissances, il n’a pas été possible de déterminer le type, l’origine et l’identité du missile ».

La revue Aviation Week and Space Technology compléta le rapport en indiquant que les dommages causés au fuselage de l’appareil étaient compatibles avec ceux provoqués par un missile air-air. Les doutes quant à une implication militaire dans les évènements s’évanouissaient peu à peu. Mais de quelle armée pouvait-il s’agir ? Les libyens pouvaient-ils s’être rendus coupables d’un acte de terrorisme aérien air-air ? S’agissait-il de quelqu’un d’autre ? Très vite les partis politiques de gauche se mirent à affirmer que la US Navy avait abattu l’appareil accidentellement.

Des témoins-clé décèdent de manière inopinée

Plus inquiétant encore quoi qu’il pût s’agir là encore d’une coïncidence,  bon nombre de ceux qui étaient de service cette nuit là et qui auraient été des témoins clé des évènements, sont décédés dans d’étranges circonstances. 

Pierangelo Teoldi le commandant de la base d’où ont décollé les intercepteurs italiens F-104S est mort soudainement dans un accident de circulation. 

Mario Alberto Dettori et Franco Parisi, deux contrôleurs aériens ayant assisté à la scène sur leur écran-radar se sont suicidés par pendaison (choix personnel discutable compte tenu de la douleur qu’elle provoque). 

L’un de leurs collègues, Maurizio Gari est décédé d’une attaque cardiaque. Il avait 37 ans. 

Un 4ème contrôleur aérien, Antonio Muzio, ayant eu connaissance des faits intervenus cette nuit là a été retrouvé assassiné. 

Finalement,  Mario Naldini et Ivo Nutarelli, 2 des 3 pilotes italiens ayant participé à l’interception du MIG-23, sont décédés au cours d’une collision lors d’une fête aérienne sur la base de Ramstein en Allemagne. Pour de nombreux conspirationnistes, ces morts en série ne peuvent être le fait du hasard.

 Le mot de la fin sur le vol 870 ?

Une enquête formelle a finalement été lancée par un juge italien Rosario Priore qui s’est rapidement heurté aux obstacles mis en travers de son chemin par des personnalités politiques italiennes et des membres de l’OTAN. Ses conclusions ont fait état de la dissimulation mise en œuvre, et 4 généraux italiens se sont retrouvés accusés de haute trahison pour s’être opposés à l’enquête. L’accusation a finalement été abandonnée.

En juillet 2006, les fragments de l’appareil du vol 870 ont été rassemblés et livrés à Bologne depuis la base aérienne Pratica di Mare située près de Rome. Un an plus tard, en juin 2007, le fuselage reconstitué à été exposé dans le tout nouveau Musée de la Mémoire d’Ustica à Bologne. Il constitue le témoignage silencieux de ce qui a probablement été une tentative d’assassinat qui a échoué – terriblement – et provoqué la mort de 81 innocents civils et d’un pilote libyen de MIG.

C’est en 2008 que l’ancien président italien Francisco Cossiga a pris l’initiative de confirmer que le vol Itavia 870 a été descendu par des chasseurs français. Un aveu qui a fait l’effet d’une bombe bien que les détails de l’opération n’aient pas encore été rendus publics. Peu de temps après, des réparations ont été demandées à la France.

Moins de deux ans plus tard, le président Cossiga décédait d’insuffisances respiratoires.

En 2011, les tribunaux italiens ont exigé du gouvernement italien  qu’il paye 127 millions de dollars de réparation aux familles des victimes. La lumière se fait peu à peu sur la véritable histoire de ce qui s’est déroulé dans le ciel au dessus de la mer Tyrrhénienne. A la suite de la publication des derniers éléments des archives gouvernementales libyennes, la seule question qui subsiste est de savoir à quel moment les autorités publiques accepteront de reconnaître leur responsabilité dans ce qui s’est passé et de confirmer ou d’infirmer la séquence des évènements décrites dans les documents libyens.

32 ans constituent peut être un délai suffisant pour que la vérité soit enfin révélée.    

 

Traduction de l’article: « An assassination of international proportions – 27 juin 1980 and a cover-up by NATO: Civilian jet with 81 civilians shot by french Mirage instead of Qaddafi plane over Sicily » par Thomas Van Hare dans FlyHistoricWings de Juin 2012. 

 

2- Aujourd’hui

 

SOUS L’OEIL DU PARRAIN

Le jeudi 10 Janvier, un jour avant l’annonce  de l’attaque française sur le Mali le commandant US d’Africom était à Niamey (Niger) et s’exprimait sur le Mali

Il n’a donné aucune indication sur l’installation d’une base de drones US dans la région d’Agadez – à proximité de la zone uranifère- qui semble aujourd’hui confirmée par de nombreux médias mais la phrase en bleu ne laisse guère de  doute sur ses projets.

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Bas du formulaire

Conférence de presse du Commandant d’AFRICOM Un tour d’horizon du partenariat stratégique avec le Niger  

 

Bas du formulaire

Écrit par Siradji Sanda (Le sahel du Mardi 15 Janvier 2013)

(passages en couleurs choisis par COMAGUER)

 

Au terme d’une mission de travail qu’il a effectuée la semaine dernière au Niger, le Général américain Carter F. Ham, Commandant de la United States Africa Command (AFRICOM) a animé, jeudi dernier, une conférence de presse à Niamey. Il s’agit pour le premier responsable du commandement militaire américain pour l’Afrique d’expliquer l’objectif de sa mission et d’en tirer les conclusions.

Au cours de cette visite, le général Carter F. Ham a eu plusieurs entretiens de haut niveau, notamment avec le Président de la République, le ministre de la Défense nationale et le Chef d’Etat major général des armées. ‘’L’objectif de ma mission ici est de discuter et de développer les opportunités d’échange entre les forces armées nigériennes et américaines’’ a-t-il déclaré. D’autres questions d’actualités ne sont pas étrangères aux objectifs assignés à cette mission. ‘’Nous avons évidemment discuté avec les autorités nigériennes sur la situation qui prévaut actuellement au Mali’’ a confié le général Carter F. Ham. Mais plus globalement, le Commandant d’AFRICOM dit avoir abordé avec les autorités nigériennes les questions sécuritaires et le partenariat stratégique qui unit les Etats Unis et le Niger.

‘’Les problèmes de sécurité au Etats Unis et au Niger sont liés. Les autorités nigériennes sont engagées dans un partenariat stratégique durable avec les Etats Unis et nous avons une grande considération pour ce partenariat stratégique’’ a dit le général Carter F. Ham.

Abordant, la situation qui prévaut actuellement au Mali, le Commandant d’AFRICOM a souligné la nécessité d’avoir un plan cohérent pour que l’intervention soit efficace. ‘’Nous savons que l’option militaire n’est pas nécessairement la bonne, mais nous devons nous y préparer’’ a-t-il indiqué.

Par ailleurs, le commandant d’AFRICOM a expliqué que sa structure n’a pas encore reçu une demande exacte de ce qu’on attend d’elle. ‘’Nous n’avons pas reçu, à ce jour, une demande exacte de ce qu’on veut, mais nous avons une idée générale de ce qui se passe.

Nous sommes prêts à apporter notre appui’’ a-t-il assuré.

AFRICOM apporte déjà des appuis multiples au Niger et dans divers domaines dont la formation des pilotes et mécaniciens d’avions pour la surveillance du territoire, etc.

Créée le 7 février 2007, le commandement militaire américain pour l’Afrique (AFRICOM), a officiellement pris fonction en octobre 2007. Le siège provisoire se trouve à Stuttgart (Allemagne).

 

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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 16:18

 

 

 

A propos du Bangladesh un poème de Taslima Nasrin, écrivaine menacée de mort dans son pays et exilée

 

 

LES OUVRIERES DE LA CONFECTION

 


Les ouvrières de la confection, marchant ensemble,
ressemblent à des centaines d'oiseaux qui volent dans le ciel du Bangladesh.



Les ouvrières de la confection, retournant à minuit dans leurs taudis,

rencontrent des vagabonds des rues qui leur volent leur argent,
poussent leurs corps dans les corps des filles,
volent les dépouilles de la nuit.

Malgré une nuit blanche, avant l'aube les ouvrières de la confection à nouveau marchent ensemble,
l’eau vient à la bouche des hommes lorsqu'elles passent et crachent,
les filles les évitent autant qu’elles le peuvent
elles ne mangent la nourriture de personne, elles ne portant les vêtements de personne, elles marchent , marchent encore.

Comme des bœufs aveugles, elles se fraient un chemin
elles n’ont rien et dépendent de ceux qui ont.

Interdites de jouir des arcs en ciel,
Vouées à être jetées par terre, tripotées, violées dans les ténèbres et la peur
au lieu de se baigner avec joie dans le clair de lune.

Comme des centaines de Bangladesh volant dans le ciel du monde,
les ouvrières de la confection marchent, marchent.

 

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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 10:47

Dégoût , indignation, rejet , répulsion... 

Autant de sentiments qui peuvent à juste titre envahir le coeur du citoyen confronté au mensonge, à la prévarication, à la suffisance débordante , à la médiocrité .... 

 

Ces sentiments sont humains et ont été , il y a bien longtemps déja merveilleusement résumés par Shakespeare ( Hamlet Acte III scène I) 

 

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Acte III Scène I

Etre, ou ne pas être, c'est là la question. Y a-t-il plus de noblesse d'âme à subir la fronde et les flèches de la fortune outrageante, ou bien à s'armer contre une mer de douleurs et à l'arrêter par une révolte ?. Mourir... dormir, rien de plus ;... et dire que par ce sommeil nous mettons fin aux maux du coeur et aux mille tortures naturelles qui sont le legs de la chair : c'est là un dénouement qu'on doit souhaiter avec ferveur. Mourir... dormir, dormir ! peut-être rêver ! Oui, là est l'embarras. Car quels rêves peut-il nous venir dans ce sommeil de la mort, quand nous sommes débarrassés de l'étreinte de cette vie ?. Voilà qui doit nous arrêter. C'est cette réflexion-là qui nous vaut la calamité d'une si longue existence.

Qui, en effet, voudrait supporter les flagellations, et les dédains du monde, l'injure de l'oppresseur, l'humiliation de la pauvreté, les angoisses de l'amour méprisé, les lenteurs de la loi, l'insolence du pouvoir, et les rebuffades que le mérite résigné reçoit d'hommes indignes, s'il pouvait en être quitte avec un simple poinçon ?

 Qui voudrait porter ces fardeaux, grogner et suer sous une vie accablante, si la crainte de quelque chose après la mort, de cette région inexplorée, d'où nul voyageur ne revient, ne troublait la volonté, et ne nous faisait supporter les maux que nous avons par peur de nous lancer dans ceux que nous ne connaissons pas ?. Ainsi la conscience fait de nous tous des lâches ; ainsi les couleurs natives de la résolution blêmissent sous les pâles reflets de la pensée ; ainsi les entreprises les plus énergiques et les plus importantes se détournent de leur cours, à cette idée, et perdent le nom d'action...

 Doucement, maintenant ! Voici la belle Ophélia... Nymphe, dans tes oraisons souviens-toi de tous mes péchés.

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Aujourd'hui pour se déprendre de la nausée une première réponse- affective - est le rejet de la politique :

 Tous pourris  ! Qu'ils s'en aillent tous ! Que se vayan todos !

 

C'est oublier un peu vite que la nature politique a horreur du vide et que le pouvoir vacant peut être aussitôt ramassé par des aventuriers des voyous ou des fascistes.

 

La leçon de Brecht vient alors à son heure

 

 

 

 

 

« Le pire des analphabètes, c’est l’analphabète politique. Il n’écoute pas, ne parle pas, ne participe pas aux événements politiques. Il ne sait pas que le coût de la vie, le prix des haricots et du poisson, le prix de la farine, le loyer, le prix des souliers et des médicaments dépendent des décisions politiques.

 « L’analphabète politique est si bête qu’il s’enorgueillit et gonfle la poitrine pour dire qu’il déteste la politique. Il ne sait pas, l’imbécile, que c’est son ignorance politique qui produit la prostituée, l’enfant de la rue, le voleur, le pire de tous les bandits et surtout le politicien malhonnête, menteur et corrompu, qui lèche les pieds des entreprises nationales et multinationales. »

Bertold BRECHT

 

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 11:16

    Les résultats chiffrés de la politique économique et sociale des

gouvernements dirigés par Hugo Chavez

 

Document établi par  Jake Johnston et  Sara Kozameh   et publié par le CEPR -centre de recherche en économie politique- Londres (http://www.cepr.org)

Mardi 07 Mars 2013

Traduction Comaguer

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Le mardi 5 Mars, le président vénézuélien Hugo Chávez est décédé après 14 années au pouvoir. Voici une série de graphiques qui illustrent les changements économiques et sociaux qui ont eu lieu au Venezuela au cours de cette période.

1. Croissance (moyenne annuelle en pourcentage à gauche PIB global à droite PIB pat habitant)
 GDP_PerCap.jpg
Source : Banco Central de Venezuela

 

Ce graphique présente la croissance globale du PIB ainsi que la croissance par habitant dans l'ère pré-Chavez (1986-1999) et pendant la présidence de Chavez.

De 1999 à 2003, le gouvernement ne contrôlait pas la compagnie pétrolière d'État ; en fait, elle était contrôlée par ses adversaires, qui l'ont utilisée pour tenter de renverser le gouvernement, en particulier pendant la grève pétrolière dévastatrice de 2002 - 2003. Pour cette raison, une meilleure mesure de la croissance économique sous le gouvernement Chavez devrait commencer après qu’il ait obtenu le contrôle de la compagnie pétrolière nationale et donc de l'économie.

Ci-dessus vous pouvez voir cette croissance toutes deux mesurées depuis 2004 et pour la période 1999-2012. Nous utilisons 2004 parce que commencer avec 2003, une année déprimée en raison de la grève pétrolière, serait exagérer la croissance du PIB au cours de cette période ; en 2004, l'économie avait rattrapé son niveau de sortie de grève. Croissance après que le gouvernement a obtenu le contrôle de la compagnie pétrolière nationale fut beaucoup plus rapide.

 

2. Croissance Publique  et croissance privée – 1999-2012 (moyenne annuelle en pourcentage) Private_Public-copie-1.jpg

 

 

Source : Banco Central de Venezuela

Ce graphique illustre la croissance du secteur privé (à droite) et le secteur public (à gauche) au cours des années Chavez.

3. Taux d'inflation : avant Chavez et  pendant les années Chavez

 

  

inflation

 

 

     

Source : Banco Central de Venezuela

Inflation au Venezuela, indice des prix à la consommation


4. Chômage : Avant et après la grève pétrolière

 

 

unemployment.jpg

 

 

 

       

Source : Banco Central de Venezuela, INEC

Après la fin de la grève pétrolière  (et de la profonde récession qu'elle a causé) en 2003, le chômage a chuté drastiquement, après de nombreuses années d'augmentation avant l’élection de  Chavez. En 1999, quand Chavez a pris ses fonctions, le chômage était 14,5 pour cent ; pour 2011 il était de 7,8 pour cent.


5. La pauvreté et le taux de pauvreté extrême

     

poverty.jpg

 


Source : INEC

La pauvreté a diminué, baissant  près de 50 pour cent après  la grève pétrolière, et  l'extrême pauvreté a baissé  de plus de 70 pour cent.

 

6. Coefficient de GINI Amérique latine et caraïbe

Note comaguer : le coefficient de Gini est un  coefficient simple permettant de mesurer la dispersion des revenus – plus il est faible moins l’écart est important entre les revenus les plus élevés et les revenus les plus faibles)

      gini.jpg

 

 

 

Source : CELAC

7. Dépenses sociales en pourcentage du PIB

     

socialspending.jpg

 

 

De bas en haut : éducation, santé, logement, protection sociale, autres

Source SISOV

Les dépenses sociales ont doublé passant de 11,3 % du PIB à 22,8% en 2011

8. Scolarisation (source SISOV) en pourcentage de la classe d’âge

Note comaguer : forte progression dans le secondaire

 

  net_enrollment.jpg

 

  9. Diplômés de l’enseignement supérieur

 

higher_ed.jpg

 

 10- Malnutrition chez les enfants de moins de 5 ans

Source : institut national de la nutrition

      malnutrition.jpg

 

 10-Vénézuéliens percevant une retraite

Source Institut vénézuélien d’assurances sociales

 

pensions.jpg

 

 

 

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 10:45
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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 19:02

IKE 03.2013

 

 

Marseille port de toutes les croisières…


Les autorités portuaires locales se plaisent à souligner le développement des croisières…

Et quand il n’y a pas un paquebot à l’escale, on reçoit au même quai un porte avions étasunien.

La dernière escale, celle du porte-avions EISENHOWER. un des 10 grands porte-avions nucléaire de l’US NAVY a eu lieu du 7 au 10 Mars 2013.

Venu des Etats-Unis le porte avions était en route vers la Méditerranée orientale et le Golfe d’Aden,

s’insérant successivement dans la VI° et la V° flotte US.


Zone des tempêtes ….

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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 17:55

 

Faire tomber le régime libyen et assassiner son chef n’avait évidemment pas pour objectif la défense des droits de l’homme et le philosophe de pacotille qui  a essayé de la faire croire devrait être aujourd’hui inculpé d’apologie et de complicité de crimes de guerre par la Cour pénale Internationale si celle-ci voulait encore garder un minimum de crédibilité internationale

L’implication de Kadhafi dans le politique africaine et sa volonté de promouvoir le panafricanisme, s’ils sont bien connus de nombreux africains ont été soigneusement passés sous silence par les gouvernements et les médias occidentaux alignés.

Parmi les initiatives de Kadhafi, la création d’une organisation internationale à vocation régionale large a  certainement été la plus mal perçue et la plus passée sous silence en Occident.

communaute-des-etats-sahelo-sahariens.png

En 1998 Kadhafi lance la CEN SAD  Communauté des Etats Sahélo-Sahariens  qui se fixe les objectifs suivants

 

 

La Communauté des Etats Sahélo-sahariens (Community of Sahel-Saharan States – CEN SAD) est l’une des Communautés Economiques Régionales du continent (CER / Regional Economic Communities – RECs) agréées par l’Union Africaine.

L’Union Africaine reconnait actuellement huit CER, chacun d’entre eux jouant un rôle clé dans le travail d’intégration africaine

Les CER sont des regroupements régionaux d’Etats africains, légalement constitués par un traité, et dont l’intégration est le principal objectif.

Les missions de  la CEN SAD

 
 
  • l’établissement d’une Union Economique globale basée sur la mise en œuvre d’un plan de développement communautaire qui vient compléter et appuyer les plans nationaux de développement des pays membres et qui englobe les différents domaines du développement économique et social, durable: agriculture, industrie, énergétique, social, culturel, santé…
  • La suppression de toutes les restrictions qui entravent le rassemblement des pays membres par la prise de mesures nécessaires pour assurer :
  • La libre circulation des personnes, des capitaux et des intérêts des ressortissants des Etats membres
  • La liberté de séjour, de propriété et d’exercice de l’activité économique
  • La liberté d’échange et de circulation des biens, des produits et services originaires des Etats membres
  • La promotion du commerce extérieur par une politique d’investissement dans les Etats membres.
  • Le développement entre les Etats membres des moyens de transport et de communication terrestre, aérien et maritime et l’exécution de projets communs.
  • La reconnaissance aux ressortissants des autres pays membres des mêmes droits, avantages et devoirs reconnus aux propres citoyens d’un pays membres conformément aux dispositions des constitutions respectives.
  • Harmonisation des systèmes éducatifs, pédagogiques, scientifiques et culturels des différents cycles d’éducation et de formation.

 

 

Les sommets successifs de la CEN-SAD vont démontrer l’intérêt des gouvernements africains de la région pour cette initiative de coopération régionale. Le nombre croissant des adhésions est là pour le démontrer           

 

Premier sommet – Syrte – 14 Avril 1999 : Libye, Burkina Faso, Mali, Tchad, Soudan, Niger  bientôt  rejoints par République centrafricaine et Erythrée

Second sommet : N’Djamena – 5 février 2000 : Sénégal, Gambie, Djibouti

Troisième sommet – Khartoum  12/13 Février 2002 : Egypte Maroc Tunisie Nigéria Somalie

Quatrième sommet –Syrte -  6/7 mars 2002 : Togo, Benin

Cinquième sommet – Bamako – Mai 2004 : Guinée-Bissau, Côte d’Ivoire

Sixième sommet – Adhésions du Ghana et de la Sierre Léone

Septième sommet – 2007 - : Guinée, Comores

Huitième sommet : Kenya, Mauritanie, Sao Tomé et principe

 

Bilan : en moins de dix ans et sous l’impulsion de la Libye qui accueille le siège de l’organisation la CEN-SAD a réussi à rassembler 28 pays qui regroupent 350 millions d’habitants et s’étend de l’Atlantique à l’Océan Indien, de la Méditerranée au Golfe de Guinée, c'est-à-dire pratiquement  sur toute la moitié nord du continent. N’y manquent que l’Algérie l’Ethiopie et la RASD non reconnue.

Les 28 Etats membres sont aujourd’hui :

 

  • Bénin
  • Burkina Faso
  • République Centrafricaine
  • Comores
  • Côte d’Ivoire
  • Djibouti 
  • Égypte
  • Érythrée
  • Gambie
  • Guinée
  • Guinée-Bissau
  • Ghana
  • Libye
  • Libéria
  • Kenya
  • Mali
  • Mauritanie
  • Maroc
  • Niger
  • Nigeria
  • Sénégal
  • Sierra Leone
  • Somalie
  • Sao Tomé et Principe
  • Soudan
  • Tchad 
  • Togo
  • Tunisie

 

 

 

CEN-SAD-logo.gif

 

LE CONTRE FEU NEO COLONIAL

LANCE PAR LES ETATS-UNIS DANS LE CADRE DE LA GUERRE CONTRE LE TERRORISME

 

La PAN SAHEL INITIATIVE (2002) ET LA TRANS SAHARIAN COUNTERTERRORISM INITIATIVE (2004) couvrent la même zone géographique que la CEN-SAD et ces deux initiatives des Etats-Unis apparaissent donc comme une course de vitesse effrénée de l’Occident pour torpiller la CEN-SAD. La création d’Africom (2008) viendra couronner cette politique.

La mise en circulation des « groupes terroristes islamistes » qui justifie les activités antiterroristes de terrain s’inscrit parfaitement dans cette offensive et l’assassinat de Kadhafi qui se range  au rang des méthodes extrêmes de liquidation politique pratiquées par l’impérialisme dans sa phase la plus agressive vont parachever la manœuvre.

Pour autant la CEN-SAD n’est pas dissoute et des pays membres commencent à demander à ce que la Libye, dont nul d’entre eux n’ignore l’état de décomposition et la faiblesse de son  gouvernement, y reprenne sa place et que les activités de la Communauté reprennent.

Avec ou sans Kadhafi, qui fut pionnier en la matière, l’unité contre l’offensive néocoloniale est une nécessité.

 

 

 

 

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 10:52

Ressources naturelles du Mali  annoncées officiellement par le gouvernement en 2011

 Telles sont les données publiées par la Direction nationale de la géologie et des mines du Mali à l’occasion des journées minières et pétrolières de Novembre 2011

http://dngm.org/index.php?option=com_content&view=article&id=4

http://www.jmpmali.com/html/images/mali.GIF

 

Or : Le Mali est le troisième producteur en Afrique, une exploration à grande échelle est en cours. Le pays est célèbre pour son or depuis l'époque du grand Empire du Mali. A cours du pèlerinage à la Mecque de l'empereur Kankou Moussa, en 1324, sa Caravane transportait plus de 8 tonnes d'or ! Le Mali a donc été un pays minier pendant plus d'un demi-millénaire.

Il y a actuellement sept mines d'or en exploitation au Mali, qui comprennent : Kalana et Morila dans le sud du pays, Yatela, Sadiola et Loulo dans l'Ouest, et il a récemment repris la production à Syama et Tabakoto.des Projets d'exploration avancés incluent : Kofi, Kodieran, Komana, Gounkoto, Banankoro, Kobada et Nampala.

Uranium :il y a  des signes encourageants et l'exploration est en pleine activité. L'exploration est réalisée par plusieurs compagnies avec des indications claires sur des gisements d'uranium. Le potentiel pour l'uranium se trouve dans le quartier de Fall, qui couvre une superficie de 150 km2 du bassin nord Falea Guinée, un bassin sédimentaire neoproterozoica rapporté par des anomalies radiométriques. Le potentiel uranifère de Falea  est de 5000 tonnes. Le projet de Kidal, dans le nord-est du Mali, d'une superficie de 19 930 kilomètres carrés, couvre une grande zone  géologique cristalline dite de l'Adrar des Iforas. Le potentiel  d‘uranium existant à Samit,ainsi que dans la région de Gao, est estimé à 200 tonnes.

Diamants : Le Mali a le potentiel pour développer son exploration du diamant. À Kayes (région minière 1), ont été découverts trente 30 filons de quimberlíticos de quelles traces huit voir de diamants. Environ huit petits diamants ont été trouvés à Sikasso (au sud du Mali).

Pierres précieuses :

- cirque de Nioro du Sahel et de  Bafoulabé : grenades et rares minéraux magnétiques

- cirque de Bougouni et bassin et Faleme : Pegmatite

- Gourma : grenades et corindons

- Adrar des Ilforas : pegmatite et des minéraux en métamorphose

- Zone Hombori Douentza : quartz et carbonates

- Minerai de fer et manganèse : des ressources importantes mais non encore exploitées. Selon les estimations, le Mali a plus de 2 millions de tonnes des réserves potentielles de minerai de fer situées dans les zones de Djidian Kenieba, Diamou- et Bale.

- Bauxite : les réserves sont estimées à 1,2 millions de tonnes, à Kita, Kenieba et Bafing Makana. Des traces de manganèse ont été trouvées dans le Bafing Makana, Tondibi et Tassiga.

- Dépôts de roches calcaires : 10 millions de tonnes est. (Gangotery), 30 millions (est.) (Astro) et El Bah Haha (nord de Goundam) 2,2 millions de tonnes est.

- Cuivre : des potentialités à Bafing Makan (région de l'Ouest) et Ouatagouna (région Nord)

- Marbre : Selinkegny (Bafoulabé) 10,6 millions de tonnes de réserves estimées et des traces à Madibaya

- Gypse : Taoudenit (estimé à 35 MT), indices à Kereit (Nord de Tessalit) 0,37 MT estimées.

- Kaolin : Potentiel de réserves estimées (1MT) situé à Gao (région Nord)

- Phosphate : réserves située dans le Tamaguilelt, production de 18 000 tonnes/an et un potentiel estimé de 12 millions de tonnes. Il y a quatre autres gisements potentiels dans le nord de 10 millions de tonnes.

- Plomb et de zinc : Tessalit dans la région du Nord (1,7 millions de tonnes de réserves estimées) et des traces dans le Bafing Makana (région de l'Ouest) et Fabrice (Nord)

- Lithium : Indices à Kayes (région de l'Ouest) et potentiel estimé de 4 millions de tonnes à Bougouni (région sud)

- Schistes bitumineux : potentiel  estimé à 870 millions de tonnes, indices à Agamor et Almoustrat dans le Nord.

- Lignite : Potentiel estimé à 1,3 millions de tonnes, indices à Bourem (région Nord)

- Sel gemme  : potentiel estimé à 53 millions de tonnes à Taoudenni (Nord)

- Diatomite : le potentiel estimé à des millions de tonnes à Douna Behri (région Nord)

Le potentiel pétrolier du Mali attire aujourd'hui beaucoup d'intérêt de  la part des investisseurs

Le potentiel pétrolier du Mali a été inventorié  depuis le début des années 1970 lorsque des relevés sismiques et des forage sporadiques ont révélé des indices probables de pétrole Avec la hausse  mondiale des prix des ressources pétrolières, le Mali a promu la recherche pour l’exploration, la production et l'exportation de pétrole. Le Mali pourrait également fournir une voie de transport stratégique pour les exportations de pétrole et de gaz sub-sahariens vers l’Occident et il est possible de relier le bassin de Taoudeni au marché européen par l'intermédiaire de l'Algérie.

Déjà ont commencé des travaux sur la réinterprétation des données géologiques et géophysiques déjà faites, en mettant l'accent sur cinq bassins sédimentaires dans le nord du pays, y compris : Taoudeni, Tamesna, Ilumenden, Nara fossé et Gao.

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DE QUOI EXCITER LA CONVOITISE DE  TOUS LES GROUPES CAPITALISTES DU MONDE !

 

LA FOIRE D’EMPOIGNE VIENT DE PRENDRE UN TOUR AIGU AVEC L’INVASION MILITAIRE FRANCAISE QUALIFIEE PAR LE DRIAN LUI-MEME DE « RECONQUETE »

(qui sait si, quand il dort, Le Drian n’entend pas la voie d’Isabelle la Catholique ?)

QUI L’EMPORTERA : LES MULTINATIONALES FRANCAISES (TOTAL, AREVA…) OU BIEN D’ AUTRES : LE QATAR qui a deux fers au feu, un du côté de la France et un du côté des islamistes qu’il finance, les ANGLO SAXONS qui attendent l’arme au pied que la France ait fait le plein de l’impopularité sur le continent africain, l’Allemagne qui aimerait bien remettre sèrieusement le pied en Afrique

…. à moins que le gang occidental ne soit écarté au profit de ceux qui n’auront pas eu recours aux armes : les pays du BRICS dont les capacités techniques et financières en matière pétrolière et minière sont considérables.  

SUBSIDIAIREMENT : par où seront exportées ces matières premières vers les marchés extérieurs ? Le Mali est enclavé. Alors : par la Mauritanie à l’Ouest, par l’Algérie au Nord, par la Côte d’Ivoire au Sud …. ? L’Afrique s’unira-t-elle pour imposer ses choix ?

 

Info-Minerais-Mali_site-copie-1.jpeg

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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 09:36

L’AMER DESTIN DE FRANCOIS HOLLANDE

Dans son livre « Adieu Abidjan sur Seine » (Editions Autres Temps – 2008), Guy Labertit, délégué national pour l’Afrique du parti socialiste de 1993 à 2006 parle de François Hollande alors premier secrétaire du parti : « François Hollande – sans doute celui qui, à la tête du PS , a éprouvé le moins d’intérêt pour les relations internationales , surtout extra-européennes – a toujours eu un rapport plutôt distant à tout ce qui touchait l’Afrique. En novembre 1998, il m’a dit tout de go après avoir rencontré un président africain : « Guy j’admire ta ténacité dans ton engagement, mais en Afrique, il n’y a que des coups à prendre. ».

Surtout lorsqu’on commence par en donner ……….

Après la création d’Africom, la destruction du régime libyen par l’OTAN, la partition du Soudan, le coup d’Etat militaire de la France le 11 avril 2011 en Côte d’Ivoire, la guerre occidentale pour la reconquête de l’Afrique s’intensifie au Mali avec l’opération SELVAR * déclenchée le 11 Janvier par le chef des armées françaises et qui est tout sauf improvisée (voir article ci-après).

Il n’est pas inutile de rappeler que le premier partage de l’Afrique en 1885 à Berlin n’a pas empêché les puissances européennes organisatrices du dépeçage de rentrer trente ans plus tard dans un conflit violent et prolongé  entre elles : la première guerre mondiale. L’accord initial sur le pillage de l’Afrique a volé en éclats au moment du partage du butin.

*Le Selvar est une variété de chat de la région du Sahel qui a cette particularité d’être particulièrement incontinent  - il fait pipi sans arrêt. Comme le Selvar la France avec ses parachutistes et ses chasseurs bombardiers pisse sur le Sahel des missiles à 1 million d’euros l’unité.

 

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L’Invasion préplanifiée du Mali révèle l’agenda néo-colonialiste de la France

Par Finian Cunningham

 

Publié par "Information Clearing House"

Traduction Comaguer



16 janvier 2013

La vitesse et l'étendue avec laquelle les avions de guerre françaises ont été déployés au cours du week-end dans ce pays d'Afrique de l'Ouest, le Mali, mettent en évidence  un plan bien rodé d'intervention par l'ancienne puissance coloniale.

En effet, telle est la chorégraphie soigneuse de ce développement militaire saillant que l'on pourrait dire que les français se sont finalement donné eux-mêmes le feu vert pour exécuter un plan qu'ils avaient fait mûrir depuis plusieurs mois. Ce plan n'est rien de moins que la reconquête néocoloniale de son ancienne colonie dans une  région Afrique de l'Ouest d’importance stratégique.

Dans les heures suivant la sollicitation par le gouvernement malien d’un appui militaire pour contrer l'avancée  des rebelles du Nord, des avions de combat français ont  commencé à effectuer des frappes aériennes vendredi. Les sorties auraient, selon les médias, été menées pendant au moins trois jours consécutifs. Selon les reportages des médias, les avions de chasse français Mirage et Rafale auraient frappé dans une large bande  du Sahel, depuis  Gao et Kidal, dans le nord-est, près de la frontière avec l'Algérie, jusqu’à la ville occidentale de Lere, à proximité de la Mauritanie.

Les avions de combat ont été envoyés depuis la  France et l’auraient été  également depuis le  Tchad. Le gouvernement français a affirmé qu'il avait obtenu l'autorisation par l'Algérie du survol de son territoire. Les deux pays voisins nord-africains sont aussi d’anciennes colonies françaises.

Les frappes aériennes par les avions français sur au moins six zones-cibles très dispersés dans le Mali couvrent une distance opérationnelle de près de 2 000 kilomètres d'est en ouest. Ce niveau de coordination indique plusieurs semaines de planification et dément l'apparence que le gouvernement français réagissait de façon impromptue à une demande soudaine d'aide des autorités maliennes alignées sur Paris.

En outre, au cours du week-end, quelques 500 soldats français sont arrivés dans la capitale malienne du sud de Bamako et de la ville stratégique de Mopti, qui est située près du territoire du Nord tenu par les rebelles.

L’intervention française dramatisée a toutes les caractéristiques d'un plan méticuleux qui n’attendait  plus qu’un signal pour être lancé. La prise par les rebelles jeudi dernier de la ville de Konna, à 45 kilomètres de Mopti, près de la frontière nord-sud de facto, et le réveil subséquent du gouvernement malien à Bamako peuvent donc être considérés comme un simple feu vert pour la mise en œuvre du plan détaillé français.

En outre, le gouvernement français a reçu le soutien rapide d'autres pays européens et des  États-Unis. La Grande-Bretagne a envoyé des avions-cargos RAF CI7 à Paris à partir d'une base dans l'est de l'Angleterre afin d'aider les français à l’acheminement des troupes, des hélicoptères, des camions et d’autres équipements lourds. Washington a dit qu'il fournira de la logistique et des communications. Les drones de surveillance américains et français sont en action depuis des mois au Mali et dans les pays limitrophes.

Le Ministre français des affaires étrangères, Laurent Fabius, s'est empressé de présenter les frappes aériennes du week-end comme un succès pour  bloquer les  « terroristes » maliens. Fabius a dit que  l’engagement  militaire français était une  « question de semaines ». Toutefois, la vaste mobilisation de troupes et d’avions de combat ainsi que le contexte géopolitique général amènent à voir les choses  autrement. Peut-être conscient de cela, Fabius a tenu à souligner que l'intervention au Mali ne se transformerait pas en « un autre Afghanistan. »

Officiellement, Paris, Londres et Washington ont jusqu'à présent fait pression en faveur d’une force d'intervention dirigée par les africains pour conduire l’action militaire de soutien   au gouvernement malien en vue d’écraser la rébellion séparatiste dans la moitié Nord du pays. La région du Nord a été prise en avril dernier par les rebelles Touareg alliés avec les milices islamistes appartenant à Ansar Dine et au mouvement pour l'unité et le djihad en Afrique de l'Ouest. Les rebelles ont réussi à consolider leur contrôle sur cette région vaste et en grande partie désertique près de la principale ville de Tombouctou. Le Nord-Mali couvre une superficie égale à celle de la France et est peu peuplé avec moins de 2 millions de personnes.

Les États ouest-africains, notamment le Nigéria, le Sénégal, le Burkina Faso, le  Bénin et le  Niger, sont, à la demande des puissances occidentales, chargés de rassembler une force d'intervention. Le mois dernier, le Conseil de sécurité des Nations Unies a approuvé la mission militaire ouest-africaine pour consolider le fragile gouvernement basé à Bamako dans l'extrême sud du pays, à des milliers de kilomètres du haut de la région Nord.

Après le vote du Conseil de sécurité, les diplomates à l'ONU et dans les capitales ouest-africaines parlaient d’une mission africaine combinée de quelques  3 500 soldats à déployer beaucoup plus tard dans l’année, en septembre au plus tôt. Il s'agissait également du point de vue de Romano Prodi, envoyé spécial de l'ONU au Mali, qui n’a été connu que dans les jours précédant l'intervention militaire française.

L'esquive soudaine des forces africaines pointe révèle l'agenda réel des puissances occidentales et de la France en particulier. Ce que nous voyons maintenant, avec le déploiement français rapide et à grande échelle, est la vraie nature néocoloniale de cet agenda. Tous les discours précédents tenus par Paris, Londres et Washington sur l'importance de l'intervention ayant « un visage africain » peuvent être considérés  comme une couverture cynique pour une action occidentale directe.

Il y a seulement trois mois le Président François Hollande a juré aux médias français qu'il y n'aurait « aucune présence française sur le terrain » au Mali. A l’évidence, les projets officiels ont changé.

La France et ses alliés occidentaux ont assidûment mis en avant  la menace pour la sécurité internationale qui aurait été posée par les rebelles au Mali. Il a été beaucoup insisté sur les  liens présumés entre les militants islamistes et Al Qaeda dans le Maghreb. Le Président Hollande a alerté à plusieurs reprises sur les menaces qu’un renforcement du contrôle des rebelles sur le Mali
feraient peser sur  la sécurité française et européenne

Un porte-parole du premier ministre britannique David Cameron a déclaré à la fin de la semaine: « les deux dirigeants [Cameron et Hollande] ont convenu que la situation au Mali constitue une menace réelle pour la sécurité internationale, compte tenue de l'activité terroriste là-bas. »

Les politiciens américains, les chefs militaires et les médias ont également pendant des mois été très  éloquents   sur le fait que le Mali représente une nouvelle « centrale de la terreur » mondiale et que les gouvernements occidentaux doivent agir de façon décisive pour éliminer ce danger.

Toutefois, la nature précise de cette « menace islamiste » au Mali n'est jamais ni expliquée ni démontrée. Nous sommes censés accepter la parole de Paris, Londres et Washington - les Etats voyous qui mènent des guerres illégales en Afghanistan, Irak, Libye et Syrie.

Ce que nous savons, cependant, c’est que les frontières postcoloniales du Mali vieilles d’un demi-siècle sont une institution exotique imposée aux peuples nomades de la région du Nord – et à une culture qui remonte à  des milliers d'années. Leur rébellion contre une administration téléguidée, jusqu'à présent indifférente à leur sort et sélectionnée par les  colonialistes à Bamako est probablement une cause juste. La France et ses alliés occidentaux sont par conséquent en train d’exacerber un différend interne au Mali avec un autre récit spécieux de « guerre contre le terrorisme » et de cette façon ces puissances se donnent à elles-mêmes  mandat à s'immiscer dans ce pays.

La France étant l’ancien maître colonial et ayant derrière elle des décennies d’interventions  militaires secrètes dans la région est le choix « naturel » parmi les puissances occidentales pour diriger une aventure néo-impérialiste dans cette région stratégiquement importante.

Le Mali a d’abondantes ressources naturelles en métaux et en minéraux. Il est une source majeure d'or et d'uranium, ainsi que de fer, de cuivre, d’étain et de manganèse et aussi de minéraux tels que les phosphates, le sel et l’argile.

En outre, la région de l'Afrique de l'Ouest a un potentiel extraordinaire pour l'agriculture et le pétrole. Le golfe de Guinée, le Ghana et le Nigéria sont à appelés  devenir une région centrale  pour la fourniture de  pétrole et  de  gaz aux marchés mondiaux dans les années à venir.

L'intervention militaire de la France et des autres puissances occidentales au Mali - sous le couvert de « vaincre le terrorisme » - est une tête de pont pour les capitaux et les sociétés occidentales, non seulement dans un pays riche en ressources, mais aussi dans une grande partie de l'ensemble du continent africain. En 2011, le bombardement de la Libye par  l'OTAN et la subversion par la France des élections en Côte d'Ivoire ont  marqué un nouveau départ du néo-impérialisme occidental en Afrique. Le Mali s'avère être la poursuite de cette dynamique et être un autre lieu de la  mise en scène de cette moderne ruée sur l'Afrique par les puissances occidentales.

Finian Cunningham, originaire de Belfast, en Irlande, est né en 1963. Il est un éminent expert dans les affaires internationales. Cet auteur et commentateur des médias a été expulsé de Bahreïn en juin 2011 pour son journalisme critique dans lequel  il a mis en évidence les violations des droits de l'homme par le régime soutenu par l'Occident. Il est diplômé d'une maîtrise en chimie agricole et a travaillé comme rédacteur scientifique pour la  Société royale de Chimie à Cambridge, en Angleterre, avant de poursuivre une carrière en journalisme.

 

 

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