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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 14:15

Le 26 mai 2011 s’est tenue à Moscou une conférence internationale pour un « tribunal contre l’agression de l’OTAN en Libye ». Y ont pris part le Vice-ambassadeur de la Libye en Russie, une délégation d’Ukraine, des communistes de Slovaquie, quelques scientifique arabes, des représentants des « antiglobalistes ».

Elle a adopté un plan d’action visant à :

1-     - Organiser et mettre en place un « Tribunal international pour instruire les crimes des USA et de l’OTAN contre la Libye »

2-      - Mettre en place un organe remplaçant une ONU totalement discréditée


Même s’il s’agit là d’un rassemblement de forces sociales modestes, sa condamnation de l’ONU rejoint celles qui sont formulées dans un nombre de plus en plus grand de pays. Le renforcement de ce mouvement critique de l’ONU devra l’obliger à aborder la question politique centrale sur le long terme : réforme de l’ONU ou création d’un autre organe concurrent sanctionnant la faillite de l’ONU.

La conférence a publié une adresse aux chefs d’Etat, aux dirigeants des partis politiques, aux personnalités publiques et religieuses, à tous les gens auxquels sont chers la paix et la sécurité sur notre planète que nous reproduisons ci-après.

 

Ce texte et les informations qui précèdent sont tirés du bulletin « NOUVELLES d’URSS »

n° 111 Septembre-Octobre 2011


 

ADRESSE

aux chefs d'Etats aux dirigeants des partis politiques, aux personnalités publiques et religieuses,

à tous les gens  auxquels sont chers la paix et la sécurité sur notre planète,

 

au sujet de la prestation d'assistance pour la préparation et la mise en place du Forum mondial «Un Tribunal international pour instruire la participation de particuliers, d'organisations et d'États à l'agression contre la Djamahiriya arabe libyenne populaire socialiste, au sujet des mesures de mise publique en demeure des agresseurs de cesser leur agression et d'indemnisation des dommages causés aux personnes, aux organisations et aux États gui ont eu à souffrir de l'agression. »

Nous, les participants à la Conférence internationale pour l'organisation d'une réaction à l'agression planétaire et de la mise en demeure des États agresseurs de 1'aire la paix; au nom des citoyens libres du monde, nous adressons aux chefs d'États, à la direction des organisations non gouvernementales, des partis politiques et des organisations de masse, aux personnalités religieuses de toutes confessions, aux simples gens de notre planète en leur proposant de soutenir les efforts pour l'organisation et la mise en place en 2011 d'un Forum civil international  pour «Un Tribunal international pour instruire la participation de particuliers, d'organisations, d'États à l'agression contre la Djamahiriya arabe libyenne populaire socialiste, la prise de mesures de mise  en demeure publique de cesser leur agression et d'indemniser les dommages causés aux personnes, aux organisations et aux États qui ont eu à souffrir de l'agression». *voir note Comaguer in fine

La tenue du Forum civil international est possible à la condition nécessaire de mobiliser la communauté civile mondiale pour s'opposer aux agressions planétaires contre les États souverains telles que les commettent depuis de nombreuses années les États-Unis d'Amérique, les États du bloc militaro-politique agressif de l'OTAN, leurs alliés financiers, militaires et planétaires.

L'Organisation des Nations unies, reconnue comme étant le garant de l'observation de la législation internationale et de l'intangibilité des principes de base de la coexistence pacifique des États, n'a pas été capable de prévenir les irruptions armées d'agresseurs sur le territoire de toute une série d'États indépendants et, de ce fait même, ne s'est pas montrée digne de nos espoirs d'un avenir pacifique pour notre génération et pour nos enfants.

Ce qui constitue l'unique force sur la planète qui puisse aujourd'hui se dresser sur la route de l'agression et instaurer la paix sur la Terre, ce fut, c'est et ce sera la force de la communauté auto-organisée des citoyens des différents pays qui se sont rassemblés pour assurer la paix sur la planète. Seuls les citoyens ordinaires des pays du monde sont dans une pleine mesure intéressés à ce que les bombes et les grêles de missiles à l'uranium ne tombent pas sur les têtes de leurs mères et de leurs enfants. Seule Une personne qui est pleinement consciente d'être avant tout le père ou la mère de ses enfants est vraiment intéressée par l'opposition à l'agression dirigée tant contre sa propre famille et son peuple que contre le pays dans lequel il vit. Ce sont précisément nous, les simples citoyens, qui sommes plus que tout intéressés à la paix et à la stabilité sur notre planète.

L'agression déclenchée par les États Unis et les pays de l'OTAN contre l'État souverain de la Djamahiriya libyenne doit être immédiatement stoppée.

Les crimes perpétrés par les participants et organisateurs de cette, irruption armée relèvent d'une condamnation personnelle. Les organisateurs et complices de ces crimes encourent des poursuites à l'égard de la communauté mondiale.

Nous, les participants à la conférence, appelons les dirigeants des États à accorder un soutien multiforme sur le plan de l'organisation, de l'information et du travail pratique au Forum civil mondial, ainsi qu’à examiner l'opportunité de réunir le Forum civil mondial avec un sommet des chefs d'Etats, de ceux qui sont les objectifs potentiels des intentions destructrices de l'agresseur planétaire. À ce moment, nous proposerons de poser les fondements d'un nouveau système des rapports dans le monde basé sur la prééminence de la souveraineté des pays et des États. Il y sera également posé la question de la réforme de l'Or­ganisation des Nations unies qui s'est trouvée incapable d'empêcher effectivement le bafouage des normes et lois Internationales ou bien du remplacement de l'O.N.U. par une organisation internationale alternative capable d'agir.

Nous, les participants à la conférence, appelons tous ceux qui sont intéressés à l'instauration de la paix sur la terre, indépendamment de leur nationalité et de leur confession, à rassembler tous leurs efforts et à porter ensemble un coup décisif à l'agression planétaire. -puisse ce Forum civile mondial devenir le précédent d’une nouvelle forme véritablement démocratique  de consolidation du droit international et d'organisation juste du monde!

Nous appelons tous ceux qui sont solidaires de la lutte du peuple libyen contre ses agresseurs, tous ceux 'qui désirent la paix sur notre planète, à prendre une part active à la préparation de la mise en place d'un Tribunal international pour juger les agresseurs de 1’été 2011.

La réalisation de cette initiative civile, le développement d'une instruction de large ampleur et d'une Cour publique pour juger les agresseurs n'est possible qu'avec votre soutien moral et matériel personnel.

1.       Pour la paix sans agresseurs! Pour la paix sans guerre!

2.      Pour la paix dans le monde entier!

3.      Les participants à la Conférence internationale MOSCOU, le 26 mai 2011.

 

*

La commission spéciale mise en place par le MEDEF estime déja les marchés de reconstruction de la Libye donc l’ampleur des dégâts à 136 milliards d’Euros.

 

 

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 09:47

Entamée en 1911 la colonisation de la Libye s’achève brusquement en 1943 quand les armées alliées attaquant par l’Est et par l’ouest les  forces de l’Axe (allemandes et italiennes) les rejettent à la mer en Tunisie et les poursuivent sur le sol italien. Le régime fasciste s’écroule et la Libye qui a vu se dérouler pendant trois ans sur son sol une des grandes batailles de la seconde guerre mondiale se retrouve soudain  libérée.

Le colonisateur italien est remplacé temporairement par une occupation militaire franco-britannique, la France protégeant ainsi ses intérêts coloniaux au Maghreb et en Afrique centrale  la Grande Bretagne faisant de même pour l’Egypte et le Soudan. Les Etats-Unis se contentent pour leur part d’y installer une base militaire à proximité de Tripoli.

Mais, à part sa position stratégique,  le pays ne présente alors guère d’intérêt pour les puissances occupantes – le pétrole libyen ne sera découvert qu’en 1959 - et il va revenir à l’ONU de lui accorder une  l’indépendance gagnée sans combats en remettant le pouvoir à la confraternité politico-religieuse Senoussie et à son chef le roi Idriss revenu de son exil égyptien.

Le coup d’Etat des jeunes officiers conduits par Mouammar Khadafi va mettre à bas ce régime, faible et  pro-occidental et toutes les mesures prises par le nouveau régime : fermeture des bases militaires étrangères, nationalisation du pétrole sanctionnent le passage de l’indépendance formelle accordée par l’ONU à l’indépendance réelle.

Le nouveau régime libyen prend donc immédiatement place sur la liste des pays ennemis de l’Occident  et l’agression dont il vient d’être victime de la part des coalisés de l’OTAN est l’application, après de très nombreuses péripéties, d’une sanction prévisible dès l’origine 42 ans plus tôt.

Pendant toute cette période la régime libyen a  effectué un très important travail de mémoire sur la période coloniale (1911-1943) sur ses horreurs (bombardements aériens des populations , utilisations des armes chimiques, déportations, camps de concentration)comme  sur les hauts faits de la résistance libyenne dans la période 1922-1931 sous la conduite du « Lion du désert » Omar Al Mokhtar et il a osé proposer à la puissance coloniale de tourner la page de cette période sombre  et d’établir avec elle des rapports de coopération et de bon voisinage entre Etats souverains égaux.

Cette politique a été concrétisée par un accord dont le texte intégral suit signé en 1998 par les deux pays.

Cet accord constitue un modèle de ce que tous les peuples colonisés d’Afrique sont en droit d’exiger de l'ex puissance coloniale.


L’agression actuelle de la Libye en représente la totale destruction et ouvre une longue période qui va inévitablement voir se dérouler une nouvelle guerre d’indépendance dont les formes et la durée sont encore en gestation mais dont l’écho sur le continent africain sera puissant.

 

 

 

Texte de la déclaration commune italo-libyenne signée à Rome le 4 juillet 1998

 « Attendu que le peuple libyen et le peuple italien sont liés par des rapports profonds et solides qui remontent à des siècles de contacts, d'activités commerciales et d'histoire commune. Cependant, l'occupation a provoqué des blessures telles qu'un bon nombre de Libyens s'en souvient encore.

Ayant la volonté de consolider et de développer ces relations pour l'intérêt des deux peuples amis, l'Italie invite la Libye à oublier le passé et s'engage à ne pas reproduire à l'avenir ce qu'il a fait contre la Libye par le passé. S'engageant ainsi à respecter l'esprit de bon voisinage, aucune action d'hostilité, quelles qu'en soient les raisons, ne sera déclenchée par l'Italie en direction de la Libye. Celle-ci s'engage, à son tout, à la même chose vis-à-vis de l'Italie.

Les deux parties expriment leur désir et leur détermination de pousser plus avant leurs relations bilatérales sur des bases nouvelles consolidées par l'égalité, le respect mutuel et la coopération dans de nombreux domaines. Le tout pour le bien des deux peuples et pour tout ce qui peut contribuer à renforcer la paix, le développement économique et la prospérité du bassin méditerranéen et de ses habitants.

Le gouvernement italien exprime ses regrets pour les souffrances causées au peuple libyen par l'occupation. En vue d'en éliminer, autant que possible, les traces et dépasser le passé et l'oublier pour entamer une ère nouvelle de rapports amicaux et constructifs entre les deux peuples, le gouvernement italien s'engage à :

1/ rechercher par tous les moyens possibles les citoyens libyens déportés à l'époque loin de leur famille.

2/ procéder de façon directe et à travers la coopération bilatérale ou internationale, au nettoyage des champs de mines déposées lors de la seconde guerre mondiale. Pour cela, le gouvernement italien, offre son concours pour mettre en place des sessions de formation d'unités spécialisées de déminage en Libye. II apporte, par ailleurs, son soutien médical aux personnes souffrant de ces mines terrestres dans des centres spécialisés en Italie. Il installe en outre un centre hospitalier spécialisé dans le montage des prothèses en Libye en collaboration avec le Croissant rouge libyen et la Croix rouge italienne.

3/ offrir des indemnités et des aides aux personnes sinistrées.

Contribuer aux projets humanitaires susceptibles d'aider les familles des handicapés et des sinistrés. Collaborer avec la Libye pour développer l'environnement dans les régions qui ont subi des dommages. Des conventions particulières entre les deux pays en préciseront les détails.

4/ Pour réaliser ces objectifs, des dispositions seront prises pour créer une entreprise italo-libyenne dont le président sera désigné par la partie libyenne. Cette entreprise, dans laquelle d'autres entreprises publiques et privées seront sociétaires, sera chargée de soutenir l'économie libyenne à travers la mise en place de projets environnementaux notamment, mais aussi de projets de développement en général. Une caisse nationale sera créée à laquelle contribueront les entreprises des deux pays. Elle aura pour objectif:

- La mise en valeur des régions minées pendant la seconde guerre mondiale.

- La formation des spécialistes de déminage.

- Les soins aux Libyens victimes des mines.

- La création d'un centre hospitalier spécialisé dans le traitement des victimes des mines

- la recherche des citoyens libyens déportés à l'époque loin de chez eux et la réhabilitation de leurs familles moralement et matériellement ainsi que le peuple libyen

- la mise sur pied de toutes les actions opportunes pour amoindrir l'impact négatif du passé.

L'Italie apportera son soutien particulier à la Libye sur le plan culturel, économique et artistique. Des accords spéciaux entre les services compétents des deux pays en préciseront les détails.

L'Italie s'engage devant la Grande Jamahiriya Arabe Libyenne Populaire Socialiste de lui restituer l'ensemble des manuscrits, des archives, des documents et autres pièces archéologiques que l'on a transférés en Italie pendant ou après l'occupation, et ce, conformément à la Convention de l'UNESCO signée le 14 novembre 1970 qui concerne les dispositions à prendre pour empêcher d'importer, d'exporter et de transporter des propriétés culturelles illégalement. Les deux pays feront en sorte que ces manuscrits, documents et autres pièces de musée soient identifiés et localisés.

Les deux pays s'engagent à une assistance mutuelle.

Le gouvernement italien offre aux citoyens libyens le droit de jouir des avantages stipulés par la législation italienne pendant l'occupation, du moment qu'ils ne s'opposent pas aux engagements découlant de l'adhésion de l'Italie à l'Union européenne. Les autorités compétentes en Libye et en Italie se chargeront de déterminer ces avantages. En contrepartie, la Libye autorise les citoyens italiens interdits de séjour en Libye, en vertu de mesures antérieures, à entrer sur son territoire pour des raisons touristiques, familiales ou professionnelles

En définitive, les deux parties notent que la Grande Jamahiriya Arabe Libyenne Populaire Socialiste admet qu'il n:V a plus de raisons de conflit ou de controverse avec l'Italie à propos du passé, et ce, après application des dispositions de la présente déclaration ».

 

Cette déclaration a été préparée et signée à Rome le 4 juillet 1998.


Pour le gouvernement libyen: M. Orna Mustapha AI ­Mountasir

Ministre des affaires étrangères


Pour le gouvernement italien: M. Lamberto Dini Ministre des affaires étrangères

 

 

 

 

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 21:05

On se souvient que, peu avant la fin de son mandat, Bush junior a réactivé la IV° flotte pièce maitresse du Southcom,  commandement militaire US pour la zone Amérique Latine-Caraïbe ayant mission d'ingérence permanente dans tous les pays de cette zone et vocation à y renverser les régimes légaux non alignés


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SOUTHCOM est désormais bien installé dans ses meubles et il ne pouvait l'être qu'à Miami, foyer traditionnel de la contre-révolution en Amérique Latine. Ouvert fin 2010 le nouveau quartier général accueille 2800 personnes.

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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 15:40

 

Arrêté sur le territoire venezuelien voici  prés de trois mois dans des consitions douteuses - son arrestation a été annoncée par la présidence colombienne avant de l'être par le Venezuela - le dirigeant et chanteur guerillero des FARC-EP, JULIAN CONRADO, est menacé d'extradition vers la Colombie où sa tête est mise à prix .

 

Un mouvement de soutien s'est organisé qui dénonce toutes les atteintes au droit de la part des autorités venezueliennes dans cette sombre affaire et en particulier le fait que la soi-disant demande d'extradition par la Colombie est sans fondement juridique.

 

L'affiche jointe , qui fait partie du matériel de cette campagne, exige le respect par le gouvernement venezuelien des conventions de Genève et contre la torture .


ASILE POLITIQUE POUR JULIAN

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30 juillet 2011 6 30 /07 /juillet /2011 15:05

 

 

 

Nous sommes venus, nous avons vu, nous avons détruit, nous avons oublié…


Un résumé  mis à jour du charmant dossier de la politique étrangère américaine.

Document établi par William Blum

 

Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, les États-Unis d'Amérique ont …. 

  1. Tenté de renverser plus de 50 gouvernements, dont la plupart avaient  été démocratiquement élus.  
  2. Tenté de supprimer un mouvement populiste ou nationaliste dans 20 pays.  
  3. Grossièrement interféré dans des élections démocratiques dans au moins 30 pays.  
  4. Largué des bombes sur les populations  de plus de 30 pays.
  5. Tenté d'assassiner plus de 50 dirigeants étrangers. 

Au total : depuis 1945, les États-Unis a effectué une ou plusieurs des actions ci-dessus, à une ou plusieurs reprises, dans les 69  pays suivants  (plus d'un tiers des pays du monde) :

  • Afghanistan
  • Albanie
  • Algérie
  • Angola
  • Australie
  • Bolivie
  • Bosnie
  • Brésil
  • Guyane Britannique (maintenant Guyana)
  • Bulgarie
  • Cambodge
  • Tchad
  • Chili
  • Chine
  • Colombie
  • Congo ( et Zaïre)
  • Costa Rica
  • Cuba
  • République dominicaine
  • Timor oriental
  • Équateur
  • Égypte
  • Salvador
  • Fidji
  • France
  • Allemagne (Allemagne de l'est en sus)
  • Ghana
  • Grèce
  • Grenade
  • Guatemala
  • Honduras
  • Inde
  • Indonésie
  • Iran
  • Irak
  • Italie
  • Jamaïque
  • Japon
  • Koweït
  • Laos
  • Liban
  • Libye
  • Mongolie
  • Maroc
  • Népal
  • Nicaragua
  • Corée du Nord
  • Pakistan
  • Palestine
  • Panama
  • Pérou
  • Philippines
  • Portugal
  • Russie
  • Seychelles
  • Slovaquie
  • Somalie
  • Afrique du Sud
  • Union soviétique
  • Soudan
  • Surinam
  • Syrie
  • Thaïlande
  • Uruguay
  • Venezuela
  • Vietnam (plus Nord-Vietnam)
  • Yémen (Yémen du Sud en sus)
  • Yougoslavie

 

 

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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 14:52

En COLOMBIE

les paramilitaires et les forces de police
ont assassiné


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des syndicalistes assassinés dans le monde


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3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 15:10

Ambassadeur du Gouvernement provisoire de la République Algérienne FRANTZ FANON a eu l’occasion de rencontrer avant sa mort en décembre 1961 la plupart des dirigeants africains qui conduisaient les luttes pour l’indépendance. Parmi ceux-ci Patrice Lumumba occupait la place centrale de véritable leader de la vraie décolonisation africaine.

FANON  suivit au jour le jour la  rapide et brutale crise congolaise qui vit ce pays passer entre le Premier Juillet 1960 et la fin de cette même année de l’indépendance à l’assassinat de Lumumba et à la sanglante reprise en main néocoloniale du pays

Dés ce moment  FANON  était  conscient que nombre  des nouvelles équipes dirigeantes issues de la décolonisation  ne seraient que  les agents du néocolonialisme.


Dans sa pièce  « UNE SAISON AU CONGO » publiée pour la première fois en 1966,  Aimé Césaire rend  à sa façon hommage à la douloureuse lucidité de son ancien élève comme en témoigne la scène 4 de l’acte I de cette pièce peu commentée qui relate dans leur rude sécheresse historique les évènements de cette reconquête coloniale précipitée.

 

 

UNE SAISON AU CONGO

AIME CESAIRE

 

Scène 4

Un écriteau tombe des cintres : on y lit : « Bruxelles, salle de la Table Ronde »,

C'est l'antichambre d'une salle du palais où se tient la Table Ronde des partis africains.

(note comaguer : table ronde ayant précédé la déclaration d’indépendance)


 Va-et-vient de 4 ou 5 hommes déguisés en banquiers  de caricature: habit, haut-de-forme, gros cigare. L'indignation et la panique sont à leur comble : on vient d'apprendre par des indiscrétions que le gouvernement belge, à la demande de Lumumba, a accepté de fixer au 30 juin 1960, l'indépendance du Congo.

 

PREMIER BANQUIER

C'est foutu. Un gouvernement de traîtres nous brade notre Empire.

 

DEUXIÈME BANQUIER

Ainsi de l'Indépendance ils ont fixé la date !

 

TROISIÈME BANQUIER

Hélas ! ils ont de ce macaque, accepté le diktat !

 

QUATRIÈME BANQUIER

Du cran, messieurs, du cran, toujours du cran que diable!

Il faut épouser son temps! Je ne dis pas l'aimer, il suffit d'épouser!

Cette indépendance n'a rien qui me déroute.

 

PREMIER BANQUIER

De ce qui constitue une calamité vraie

ruine l'État, assèche nos finances

ravale ce pays au rang d'infime puissance

c'est prendre son parti de manière longanime

 

DEUXIÈME BANQUIER

Inquiétant paradoxe ou dangereuse maxime

les deux sans doute ! Collègue, je le dis tout à trac

Je ne sais ce qu'il y a au fond de votre sac!

Mais quand dans un vaste empire se propage le mal,

C'est mal choisir son temps pour faire le libéral !

 

QUATRIÈME BANQUIER

Quand dans un vaste empire se propage le mal

les solutions hardies sont aussi les seules sages !

 

PREMIER BANQUIER

Rien de plus irritant, monsieur que ces obscurités !

Au fait ! pour sortir de nos difficultés,

Si vous avez un plan, dites, parlez, proposez

Au lieu de finasser.

 

DEUXIÈME BANQUIER

Oui-da! Avez-vous ce qu'on appelle une politique?

 

QUATRIÈME BANQUIER

Une politique? Le mot est gros, mais un peu de jugeote,

çà et là des idées qui, par ma cervelle trottent ;

à cela nul mérite. Vingt ans de tropiques:

Pensez, je les connais. Axiome:

pour rendre traitable le Sauvage, il n'est que deux

pratiques:La trique, mon cher, ou bien le matabich !*

 

PREMIER BANQUIER

Eh bien?

 

QUATRIÈME BANQUIER

Eh ! bien tant pis, je vous croyais plus vifs.

Suivez l'idée. Que veulent-ils? Des postes, des titres,

Présidents, députés, sénateurs, ministres !

Enfin le matabich ! Bon ! Auto, compte en banque

Villas, gros traitements, je ne lésine point.

Axiome, et c'est là l'important: qu'on les gave! Résultat: leur cœur s'attendrit; leur humeur devient suave.

Vous voyez peu à peu où le système nous porte :

Entre leur peuple et nous, se dresse leur cohorte. . Si du moins avec eux, à défaut d'amitié

En ce siècle ingrat sentiment périmé

Nous savons nouer les nœuds de la complicité.

 

PREMIER BANQUIER

Il suffit; bravo collègue ! Accord sans réticence !

 

CHŒUR DES BANQUIERS

Hurrah ! Hurrah ! Vive l'Indépendance !

 

*matabich : du portugais matar o bicho (tuer les bestioles) signifie : pot de vin ou pourboire 

 

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19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 22:09

Maurice Pergnier

Professeur d’université. Linguiste et écrivain, auteur, notamment de Discours médiatique et conflits balkaniques (L’Age d’Homme) et La désinformation par les mots (Le Rocher)

 

Cet événement (si tant est que cela en fût un, tellement il était programmé !) a été l’occasion d’un nouveau festival assourdissant de verbiage antiserbe stéréotypé. La clameur aurait atteint l’intensité de celle provoquée par l’arrestation de Slobodan Milosevic si elle n’avait été couverte par le tintamarre de l’affaire DSK. Pendant plusieurs jours, toute la litanie des slogans élaborés pendant la grande campagne de désinformation des années 90 a été répétée en boucle.

 

A longueur d’antennes et de pages, on a pu ainsi entendre et lire que Mladic était « accusé » (on ne sait plus par qui ? Et d’ailleurs qu’importe !) du massacre de Srebrenica  qui est « le pire génocide depuis la seconde guerre mondiale », que ce massacre « a fait 8 000 victimes, civiles pour la plupart » ; qu’il était responsable du « siège de Sarajevo », et bien sûr, l’auteur de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.

 

Tout cela sentait tellement le réchauffé qu’on s’est mis à affubler Mladic du titre de « boucher des Balkans », en oubliant que ce qualificatif (assez peu apprécié des bouchers, soit dit en passant !) avait été l’apanage exclusif de Milosevic (avant de resservir brièvement pour Karadzic), et qu’il n’avait jamais été attribué à Mladic avant ces dernières semaines.  Mais le discours convenu sur les événements des années 90 a apparemment besoin d’un « boucher des Balkans » ; le détenteur du titre (Milosevic) ayant eu l’impolitesse de mourir avant d’être condamné, il fallait un remplaçant ! Des manifestations ayant eu lieu dans différentes villes de Serbie contre le gouvernement serbe pour condamner la livraison de Mladic au TPI, les manifestants ont été rituellement qualifiés de « nationalistes ». Le Parti radical serbe qui a apporté son soutien à ces manifestants a, comme d’habitude,  été qualifié d’ « ultranationaliste ». En revanche, et assez curieusement, l’ « épuration ethnique », l’un des maîtres mots de la logomachie des années 90 était presque absente des discours.

 

Le prétexte à ce déferlement de logomachie était que Mladic allait être « jugé », mais il était clair qu’il était déjà condamné et que le jugement était une pure formalité qui ne pouvait que confirmer la condamnation. Pour bien faire pénétrer cette idée dans la tête des lecteurs et auditeurs, on convoquait les femmes et mères des disparus de Srebrenica pour qu’elles témoignent qu’il était bien « l’organisateur » du « génocide » (comment le savent-elles ? Etaient-elles dans la confidence de l’état-major des Serbes de Bosnie ?).

 

En réalité, l’enjeu se situe bien au-delà du rôle personnel de Mladic.

Le retour en force de cette logomachie vise à conforter la vision manichéenne imposée dans les années 90 : celle d’un conflit opposant les Serbes maléfiques à de blanches colombes bosniaques puis kosovares, les premiers ayant tous les torts, les secondes n’en ayant aucun. C’est là un socle de certitude que rien ne peut venir ébranler, pas même la révélation que les chefs de l’UCK (Armée de libération du Kosovo) découpaient leurs prisonniers en morceaux pour faire le trafic de leurs organes (soit dit en passant, eux n’ont pas droit à l’appellation de « bouchers des Balkans » !) Aujourd’hui comme hier, quiconque ose émettre des doutes sur le bien-fondé de ce scénario manichéen et sur les données factuelles de la tragédie de Srebrenica est taxé de « révisionnisme ». Il est dans l’ordre des choses que tous ceux – politiques,  « intellectuels » et agents d’influence au sein des médias – qui ont participé de manière forcenée à la mise en place de cet efficace système de désinformation  tiennent par-dessus tout à le perpétuer, et à ce qu’on n’aille pas rechercher  la réalité qui se cache derrière les slogans ; mais est-ce le rôle des journalistes de se faire purement et simplement leurs perroquets et de renoncer à leur droit d’inventaire? Si l’on peut à la rigueur comprendre que, pendant les années où le drame se jouait, l’information ait été emportée dans le tourbillon d’une propagande aussi habile que massive, on reste confondu devant un tel psittacisme autiste, au bout de quinze années qui auraient pu être mises à profit pour démêler le vrai du faux (ou du moins le vérifiable de l’affabulation émotionnelle), pour resituer les événements dans leur contexte, etc. ; bref, pour faire œuvre de journalisme et non de simple caisse de résonnance.

 

Note de Comaguer :

Cet article vient utilement complèter notre texte sur la soi-disant "justice internationale"

Pour plus de détails sur le "génocide" se reporter au livre publié aux Editions Le Verjus

"Le dossier caché du "génocide" de Srebrenica."

Renseignements sur le site www.B-I-INFOS.com

 

 

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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 13:26

 

 

 

 

 

DESTRUCTION DE LA YOUGOSLAVIE

Avec l’arrestation de RATKO MLADIC, la falsification de l’histoire se poursuit

**********************

Les canonnières impériales concentrant leurs feux sur d’autres pays comme la Libye, l’arrestation de Ratko Mladic si elle n’a pas longtemps fait la une des gazettes « de masse » a cependant permis une petite piqure de rappel de mensonge sur la guerre des sécessions yougoslaves menée par l’Occident, Allemagne et Vatican en tête, pour défaire ce pays mais qu’il a été décidé de présenter comme une épuration ethnique conduite par des Serbes diabolisés.

La vérité manufacturée dans les cuisines médiatiques occidentales est que le général RATKO MLADIC , commandant l’armée de la République serbe fédérée dans la BOSNIE-HERZEGOVINE fabriquée sur la base militaire de DAYTON en 1995 a dirigé le « génocide de SREBRENICA », tel qu’il a été présenté en particulier par celui qui est aujourd’hui l’envoyé permanent du président de la République française en Libye, nouveau théâtre d’opérations d’un impérialisme occidental spasmodique. Taisons ce nom qui déshonore ce qui ce se prétend encore être une intelligentsia.

Le document qui suit, établi par le groupe de chercheurs étasuniens SREBRENICA RESEARCH GROUP, dit assez l’ampleur de la falsification. Mais cette falsification s’appuie sur l’usage abusif et dans certains cas délirant du concept de « génocide ».

Dans la mesure où cet usage abusif peut vous conduire devant un tribunal que ce soit la Cour Pénale Internationale dont le regard bas et borné ne voit que les petits criminels ou tel Tribunal spécialisé fabriqué dans le cadre d’un droit incertain voire rétroactif, il convient de préciser ce qu’est en droit international un « génocide », crime défini par une Convention internationale dont suivent les premiers articles.

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Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide


Approuvée et soumise à la signature et à la ratification ou à l'adhésion par l'Assemblée générale dans sa résolution 260 A (III) du 9 décembre 1948 Entrée en vigueur : le 12 janvier 1951, conformément aux dispositions de l'article XIII


Les Parties contractantes,

Considérant que l'Assemblée générale de l'Organisation des Nations Unies, par sa résolution 96 (I) en date du 11 décembre 1946, a déclaré que le génocide est un crime du droit des gens, en contradiction avec l'esprit et les fins des Nations Unies et que le monde civilisé condamne.

Reconnaissant qu'à toutes les périodes de l'histoire le génocide a infligé de grandes pertes à l'humanité,

Convaincues que pour libérer l'humanité d'un fléau aussi odieux la coopération internationale est nécessaire,

Conviennent de ce qui suit :

Article premier

Les Parties contractantes confirment que le génocide, qu'il soit commis en temps de paix ou en temps de guerre, est un crime du droit des gens, qu'elles s'engagent à prévenir et à punir.

Article II

Dans la présente Convention, le génocide s'entend de l'un quelconque des actes ci-après, commis dans l'intention de détruire, ou tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel :

a) Meurtre de membres du groupe;

b) Atteinte grave à l'intégrité physique ou mentale de membres du groupe;

c) Soumission intentionnelle du groupe à des conditions d'existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle;

d) Mesures visant à entraver les naissances au sein du groupe;

e) Transfert forcé d'enfants du groupe à un autre groupe.

Article III

Seront punis les actes suivants :

a) Le génocide; b) L'entente en vue de commettre le génocide; c) L'incitation directe et publique à commettre le génocide; d) La tentative de génocide; e) La complicité dans le génocide.

…………..

Considérant donc, au vu de l’article II, que les Musulmans (la majuscule indique dans l’ancienne Yougoslavie les Musulmans étaient considérés à l’égal des croates, des serbes et autres comme une « nationalité ») habitant la fédération de Bosnie Herzégovine ne sont ni une minorité ethnique ni une minorité raciale puisqu’il s’agit de slaves convertis à l’Islam pendant l’occupation ottomane , que cette minorité a partagé dés l’origine de la fondation de la Bosnie-Herzégovine le pouvoir politique et qu’elle le partage encore , qu’elle a conduit des actions armées dans le cadre d’une guerre civile prolongée durant laquelle elle a obtenu de nombreux soutiens financiers et militaires extérieurs , il est impossible d’affirmer que ce groupe reconnu internationalement comme participant à un pouvoir d’Etat officiel a été victime d’une tentative de destruction.

Quant aux faits concernant SREBRENICA ils sont résumés dans les conclusions qui suivent.

 

 

 

 

 

 

 

 

RESUME DES CONCLUSIONS DU GROUPE DE RECHERCHE SUR SREBRENICA*

1) Le nombre et la nature des victimes, ainsi que le contexte général des événements de Srebrenica, ont été présentés de façon tendancieuse au grand public en Occident, et exigent d’être réexaminés avec objectivité.

2) L’affirmation que 7 à 8.000 musulmans ont été tués lors de la prise de Srebrenica en juillet 1995 est sans fondement.

Ce chiffre a été une estimation brute faire au début par la Croix Rouge. Elle comprenait 5.000 « disparus » dont plusieurs milliers ont été identifiés par la suite – ayant pu se mettre en sécurité ou étant morts en combattant l’armée bosno-serbe.

Le nombre de corps exhumés dans la région par le TPIY de La Haye jusqu’en 2001 est largement inférieur (2.028) et beaucoup d’entre eux n’ont aucun rapport avec la période en question. Parmi les 7.500 corps rassemblés à Tuzla, la Commission internationale pour les personnes disparues (ICMP) n’en a identifié à ce jour que 2.079 et les essais systématiques d’utiliser I’ADN pour les relier à Srebrenica ont été des échecs. L’Organisation mondiale de la santé a enregistré 35.632 survivants, en plus d’environ 3.000 soldats dont la Croix Rouge a constaté qu’ils avaient traversé en combattant le territoire serbe et avaient rejoint Tuzla pour être immédiatement redéployés. Cela implique au moins 38.000 survivants bosno-musulmans, un chiffre qui ne diffère pas sensiblement de celui de la population avant la chute de la ville, estimé par les principales organisations humanitaires à 40.000 ou moins (le TPIY a lui-même rendu public un chiffre de 37.000).

3) L’affirmation que pratiquement toutes les pertes musulmanes au cours de la prise de Srebrenica ont été des victimes désarmées d’exécutions serbes est sans fondement.

Les indications recueillies montrent qu’un pourcentage substantiel de ces pertes a été dû à des combats – la tentative de sortie qui a entraîné aussi 450 morts parmi les troupes bosno-serbes. Elles suggèrent qu’il y a eu des centaines d’exécutions, pas plus. Des observateurs compétents sur le terrain, comprenant des officiers du bataillon hollandais, l’ex-chef adjoint des contrôleurs de l’ONU en Bosnie C. M. Branco et le Haut commissaire des Nations Unies pour les droits de l’homme Henry Wieland, ont nettement déclaré qu’ils n’avaient trouvé aucune preuve d’exécutions massives ou d’atrocités.

4) Les événements de juillet 1995 ne peuvent pas être impartialement considérés hors du contexte de la guerre dans le secteur entre 1992 et 1995.

En particulier, l’affirmation que le statut de « zone de sécurité » de l’ONU sous-entendait qu’il ne s’y trouvait que des civils désarmés, est fausse. La présence de la 28e division de 5.500 hommes fortement armés de l’armée bosno-musulmane a été constante, sous le commandement du criminel inculpé Naser Oric, et cette unité a procédé sans arrêt à des raids et des massacres de civils.

Selon le chef des négociateurs de l’ONU, Lord David Owen, « la principale faiblesse du concept de zone de sécurité, du point de vue des militaires, a été que le Conseil de sécurité de l’ONU permettait aux musulmans d’esquiver toutes les clauses de démilitarisation. Cela ôtait toute solidité au concept. »

Avant cela, de mai 1992 à avril 1993, les forces d’Oric ont perpétré quelques-unes des pires atrocités de la guerre, massacrant 1.200 à 2.500 Serbes dans le secteur de Srebrenica. Le nombre total de victimes serbes autour de Srebrenica pendant la guerre (une liste de 3.287 noms a été publiée) n’est pas inférieur, et est probablement supérieur à celui des victimes musulmanes.

5) Les événements de juillet 1995 ne peuvent pas être impartialement considérés hors du contexte plus large des guerres civiles yougoslaves de 1991 à 1995, et plus particulièrement de leur phase finale de l’été 1995.

La réalité est que le retrait des musulmans de Srebrenica ne répondait à aucune nécessité militaire, mais était une opération stratégique, entraînant des pertes de personnel considérées comme un sacrifice justifié par une cause supérieure.

La 28e division musulmane, forte de 5.500 hommes, n’a rien fait pour défendre Srebrenica contre 200 Serbes et cinq chars.

Les leaders bosno-musulmans, y compris lbran Mustafic, fondateur originaire de Srebrenica du parti SDA au pouvoir, ont déclaré que la présidence et le haut commandement militaire bosniaque avaient délibérément sacrifié la ville pour inciter l’OTAN à intervenir.

En gonflant les pertes musulmanes, le gouvernement Clinton a détourné l’attention des attaques croates plus importantes et plus meurtrières, soutenues par les Etats-Unis, des zones protégées par l’ONU (UNPAs) à population serbe en Slavonie occidentale (opération Eclair) et en Krajina (opération Tempête), respectivement en mai et août 1995.

6) L’affirmation d’un génocide perpétré par les Serbes à Srebrenica est sans fondement.

Le TPIY a annoncé des inculpations de génocide deux semaines après la prise de Srebrenica – avant que la moindre enquête sérieuse ait pu avoir lieu. Le nombre et la nature des pertes, le fait que l’armée bosno-serbe ait aidé à évacuer la population civile en direction de Tuzla, ainsi que d’autres preuves, démentent cette affirmation. Parallèlement, le fait que le TPIY n’ait pas qualifié de génocide de pires atrocités perpétrées au même moment par les Croates sur les civils serbes des UNPAs, rend encore moins crédible son impartialité. L’ex-commandant en chef de l’OTAN, le général Charles Boyd, a résumé la situation : « Le nettoyage ethnique n’est condamné que lorsqu’il est perpétré par les Serbes, pas lorsqu’il est perpétré contre eux. »

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*Le SREBRENICA RESEARCH GROUP est un groupe autofinancé de journalistes et de chercheurs universitaires qui travaillent ensemble depuis trois ans à l'étude de toutes les informations relatives à la chute de Srebrenica, et à la comparaison entre les faits réels et la présentation unilatérale à grande échelle qui en a été faite.

Le groupe est dirigé par Edward Herman, de l'université de Pennsylvanie, auteur de plusieurs livres sur les événements militaires et leur couverture médiatique. Il est le coéditeur avec Philip Hammond d'une série d'essais intitulée "Degraded Capability : the Media and Kosovo Crisis". et co-auteur avec Noami Chomsky de "Manufacturing Consent", une étude classique du rôle de la presse dans la guerre du Vietnam et d'autres conflits.

Sont membres actifs du groupe le journaliste de la BBC Jonathan Rooper, qui exerce son métier à Londres après avoir tenu une rubrique dans le New York Press, George Szamuely, qui a collaboré à de nombreuses publications anglaises et américaines et qui travaille pour le National Law Journal à New York, George Bogdanich, aussi à New York, dont les articles ont été publiés par le Chicago Tribune, The Nation, The Progressive et beaucoup d'autres, et qui a réalisé et coproduit avec Martin Lettmayer le documentaire "Yougoslavie : la guerre évitable" projeté en Europe et au Canada.

Michael Mandel, professeur de droit international à l’université York de Toronto, a beaucoup écrit sur le tribunal pour crimes de guerre. Un autre commentateur de la couverture médiatique des conflits est Philip Hammond, de l'université London South Bank. Tim Fenton est un chercheur et documentaliste londonien. David Petersen, qui réside dans les environs de Chicago, écrit sur la politique étrangère pour diverses publications et plusieurs sites internet. Milan Bulajic, du Fonds de recherche sur le génocide, a passé cinquante ans de carrière à étudier les crimes de guerre. Juriste de droit international. il a dirigé la Commission d'Etat yougoslave sur les crimes de guerre et le Musée du génocide, et est l'auteur de soixante livres sur les génocides et crimes de guerre.

Parmi les collaborateurs et conseillers du groupe figure Phillip Corwin, ex-Coordinateur de l'ONU des affaires civiles en Bosnie et ancien rédacteur des discours du Secrétaire général de l'ONU Perez de Cuellar, auteur de "Dubious mandate: a Memoir of the UN in Bosnia" et "Doomed in Afghanistan".

Un autre ex-responsable de l'ONU, Carlos Martins Branco, a servi comme directeur adjoint de l'UNMO (UN Monitors in Bosnia - les contrôleurs des Nations Unies en Bosnie) et a "débriefé" les observateurs de l'ONU à Srebrenica. Il est aujourd'hui colonel dans l'armée portugaise.

Ont également prodigué des conseils Diana Johnstone, auteur de "La croisade des fous", le professeur belgradois Vera Vratusa, le chercheur résidant en Allemagne George Pumphrey, l'écrivain de Belgrade Milivoje Ivanisevic, qui s'est livré à d'importantes recherches sur les crimes de guerre en Bosnie, l'expert scientifique militaire internationalement reconnu Zoran Stankovic, et l'archéologue Srboljub Zivanovic, membre londonien du Royal Anthropological Institute.

 

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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 09:23

 

La claque des électeurs italiens à l’Europe supranationale et à diverses autres boutiques obscures

 

Les électeurs italiens ont donc  infligé un sévère camouflet à leur gouvernement, à la classe politique en général et aux médias dominants. C’est beaucoup en une seule fois et ça mérite quelques commentaires.


·         Le gouvernement ne voulait pas de ce référendum à 4 questions et a  tout fait pour qu’il échoue c'est-à-dire que pour la barre de 50 % des inscrits ne soit pas franchie. Il a appelé à l’abstention et Berlusconi lui-même s’est ostensiblement montré en Sardaigne loin de chez lui le jour du vote comme l’abstentionniste de premier rang

 

·         La classe politique italienne subit un désaveu puisque 4 lois votées par la représentation parlementaire sur proposition de l’exécutif sont abrogées. Le peuple s’est, à  la majorité absolue du corps électoral (taux de participation supérieur à 57 % et pourcentage de OUI supérieur à 94%), prononcé pour l’abrogation décidant ainsi souverainement de défaire ce que les pouvoirs exécutif et législatif avaient fait. Eclatante démonstration de la capacité du souverain : le peuple, à désavouer  la représentation politique telle qu’elle est mise en œuvre par la Constitution italienne. On se prend à rêver de l’interruption brutale de la diarrhée législative de l’actuelle République française que pourrait permettre pareille disposition dans la constitution de notre pays où la crise de la représentation politique est ouverte bien qu’encore minimisée par les pouvoirs installés.

 

·         Les médias dominants : La RAI et les chaines BERLUSCONI n’ont pas fait campagne pour le oui et de ce point de vue la RAI, organisme public, n’a pas rempli les obligations de  son cahier des charges. La campagne pour le oui a reposé entièrement sur des groupes de base de toutes tendances et sur des médias alternatifs.

 

·         Il n’y a pas eu d’effet FUKUSHIMA (effet de panique) ni d’effet MERKEL (exemple de l’Allemagne renonçant au nucléaire) en ce sens que le refus du nucléaire, c’st à dire l’abrogation des articles de loi permettant de recourir à cette énergie,  ne s’est pas située à un niveau plus élevé que l’abrogation des trois autres textes.

 

·         Les trois autres textes concernaient l’un la possibilité pour les membres du gouvernement à ne pas se rendre aux convocations de la justice «  en raison de leur emploi du temps surchargé », les deux autres le statut de l’eau comme bien public.

 

·         Le premier texte abrogé par le référendum permettait la privatisation des services de l’eau. Désormais donc le service de l’eau en Italie ne peut qu’être un service public. Avis à nos multinationales françaises de l’eau : VEOLIA et LYONNAISE DES EAUX (groupe SUEZ). Ceci est un vigoureux encouragement au mouvement existant en France pour desserrer l’étreinte de ces deux entreprises si bien introduites dans nos mairies.

 

·         Le second texte abrogé garantissait aux vendeurs d’eau privés un bénéfice minimum incompressible donc une rémunération garantie du Capital évidemment bien supérieure à al rémunération des comptes d’épargne des simples particuliers : 8% !

Cette garantie de bénéfice supprimée il reste une définition du service public de l’eau valable d’ailleurs comme pour tout autre service public : un service public doit couvrir ses frais d’exploitation, ses frais d’entretien et de renouvellement de ses installations, un point c’est tout. Il n’a pas à rémunérer en plus des actionnaires qui peuvent être des fonds de pension exigeant des 15%,  voire plus, de rendement annuel de leur capital !

 

·         Enfin l’abrogation de ce texte s’avère être l’abrogation du texte d’une directive de l’Union Européenne introduite dans la législation italienne par un vote du Parlement. Donc les électeurs italiens en utilisant les ressources de leur constitution viennent de faire un gigantesque pied de nez à cette Union qui se permet de détruire progressivement dans les législations nationales tout ce qui fait obstacle à son orientation jamais démentie , traité après traité , en faveur du Capital transnational dérégulé. De ce point de vue le vote italien est aussi important que le vote français de 2005 contre le traité constitutionnel européen.


     La  victoire des italiens est donc la nôtre  et nous devrons tout faire pour les aider à la défendre et à éviter qu’elle leur soit volée comme elle l’a été ici.

 

 

 

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