Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 17:55

 

Faire tomber le régime libyen et assassiner son chef n’avait évidemment pas pour objectif la défense des droits de l’homme et le philosophe de pacotille qui  a essayé de la faire croire devrait être aujourd’hui inculpé d’apologie et de complicité de crimes de guerre par la Cour pénale Internationale si celle-ci voulait encore garder un minimum de crédibilité internationale

L’implication de Kadhafi dans le politique africaine et sa volonté de promouvoir le panafricanisme, s’ils sont bien connus de nombreux africains ont été soigneusement passés sous silence par les gouvernements et les médias occidentaux alignés.

Parmi les initiatives de Kadhafi, la création d’une organisation internationale à vocation régionale large a  certainement été la plus mal perçue et la plus passée sous silence en Occident.

communaute-des-etats-sahelo-sahariens.png

En 1998 Kadhafi lance la CEN SAD  Communauté des Etats Sahélo-Sahariens  qui se fixe les objectifs suivants

 

 

La Communauté des Etats Sahélo-sahariens (Community of Sahel-Saharan States – CEN SAD) est l’une des Communautés Economiques Régionales du continent (CER / Regional Economic Communities – RECs) agréées par l’Union Africaine.

L’Union Africaine reconnait actuellement huit CER, chacun d’entre eux jouant un rôle clé dans le travail d’intégration africaine

Les CER sont des regroupements régionaux d’Etats africains, légalement constitués par un traité, et dont l’intégration est le principal objectif.

Les missions de  la CEN SAD

 
 
  • l’établissement d’une Union Economique globale basée sur la mise en œuvre d’un plan de développement communautaire qui vient compléter et appuyer les plans nationaux de développement des pays membres et qui englobe les différents domaines du développement économique et social, durable: agriculture, industrie, énergétique, social, culturel, santé…
  • La suppression de toutes les restrictions qui entravent le rassemblement des pays membres par la prise de mesures nécessaires pour assurer :
  • La libre circulation des personnes, des capitaux et des intérêts des ressortissants des Etats membres
  • La liberté de séjour, de propriété et d’exercice de l’activité économique
  • La liberté d’échange et de circulation des biens, des produits et services originaires des Etats membres
  • La promotion du commerce extérieur par une politique d’investissement dans les Etats membres.
  • Le développement entre les Etats membres des moyens de transport et de communication terrestre, aérien et maritime et l’exécution de projets communs.
  • La reconnaissance aux ressortissants des autres pays membres des mêmes droits, avantages et devoirs reconnus aux propres citoyens d’un pays membres conformément aux dispositions des constitutions respectives.
  • Harmonisation des systèmes éducatifs, pédagogiques, scientifiques et culturels des différents cycles d’éducation et de formation.

 

 

Les sommets successifs de la CEN-SAD vont démontrer l’intérêt des gouvernements africains de la région pour cette initiative de coopération régionale. Le nombre croissant des adhésions est là pour le démontrer           

 

Premier sommet – Syrte – 14 Avril 1999 : Libye, Burkina Faso, Mali, Tchad, Soudan, Niger  bientôt  rejoints par République centrafricaine et Erythrée

Second sommet : N’Djamena – 5 février 2000 : Sénégal, Gambie, Djibouti

Troisième sommet – Khartoum  12/13 Février 2002 : Egypte Maroc Tunisie Nigéria Somalie

Quatrième sommet –Syrte -  6/7 mars 2002 : Togo, Benin

Cinquième sommet – Bamako – Mai 2004 : Guinée-Bissau, Côte d’Ivoire

Sixième sommet – Adhésions du Ghana et de la Sierre Léone

Septième sommet – 2007 - : Guinée, Comores

Huitième sommet : Kenya, Mauritanie, Sao Tomé et principe

 

Bilan : en moins de dix ans et sous l’impulsion de la Libye qui accueille le siège de l’organisation la CEN-SAD a réussi à rassembler 28 pays qui regroupent 350 millions d’habitants et s’étend de l’Atlantique à l’Océan Indien, de la Méditerranée au Golfe de Guinée, c'est-à-dire pratiquement  sur toute la moitié nord du continent. N’y manquent que l’Algérie l’Ethiopie et la RASD non reconnue.

Les 28 Etats membres sont aujourd’hui :

 

  • Bénin
  • Burkina Faso
  • République Centrafricaine
  • Comores
  • Côte d’Ivoire
  • Djibouti 
  • Égypte
  • Érythrée
  • Gambie
  • Guinée
  • Guinée-Bissau
  • Ghana
  • Libye
  • Libéria
  • Kenya
  • Mali
  • Mauritanie
  • Maroc
  • Niger
  • Nigeria
  • Sénégal
  • Sierra Leone
  • Somalie
  • Sao Tomé et Principe
  • Soudan
  • Tchad 
  • Togo
  • Tunisie

 

 

 

CEN-SAD-logo.gif

 

LE CONTRE FEU NEO COLONIAL

LANCE PAR LES ETATS-UNIS DANS LE CADRE DE LA GUERRE CONTRE LE TERRORISME

 

La PAN SAHEL INITIATIVE (2002) ET LA TRANS SAHARIAN COUNTERTERRORISM INITIATIVE (2004) couvrent la même zone géographique que la CEN-SAD et ces deux initiatives des Etats-Unis apparaissent donc comme une course de vitesse effrénée de l’Occident pour torpiller la CEN-SAD. La création d’Africom (2008) viendra couronner cette politique.

La mise en circulation des « groupes terroristes islamistes » qui justifie les activités antiterroristes de terrain s’inscrit parfaitement dans cette offensive et l’assassinat de Kadhafi qui se range  au rang des méthodes extrêmes de liquidation politique pratiquées par l’impérialisme dans sa phase la plus agressive vont parachever la manœuvre.

Pour autant la CEN-SAD n’est pas dissoute et des pays membres commencent à demander à ce que la Libye, dont nul d’entre eux n’ignore l’état de décomposition et la faiblesse de son  gouvernement, y reprenne sa place et que les activités de la Communauté reprennent.

Avec ou sans Kadhafi, qui fut pionnier en la matière, l’unité contre l’offensive néocoloniale est une nécessité.

 

 

 

 

Partager cet article

commentaires

Axel 02/08/2013 03:15

trabajado excelentemente