11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 13:32


Cet article traduit du russe et publié par «Nouvelles d'U.R.S.S.», dans son n° 117, septembre-octobre 2012 apporte un éclairage intéressant sur la Syrie. En effet il souligne que le manichéisme enfantin utilisé par les gouvernements et les médias occidentaux : « démocratie » Versus « dictature », « bons » contre « méchants », « civilisés » contre « barbares » peut être avantageusement remplacé par d’autres catégories d’analyse plus fines et plus rationnelles.
Ainsi il affirme que la Syrie est un pays progressiste et pas réactionnaire ce qui est exact sur toute une série de critères : laïcité, protection sociale, formation …En même temps il trouve les positions du gouvernement russe trop timides ...



Les gouvernements successifs de la France préfèrent manifestement les monarchies réactionnaires : Qatar, Arabie Saoudite, Emirats Arabes Unis



Que diable sont-ils allés faire dans cette galère et vont-ils y rester longtemps ?



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L'internationalisme prolétarien



LES IMPÉRIALISTES PRÉPARENT OUVERTEMENT LA GUERRE CONTRE LA SYRIE
Article publié dans le journal russe «Révolyoutsiya»,
N° 7-8 (19-20), 2012


Les impérialistes américains ne dissimulent pas leurs intentions de s'accaparer de la Syrie. Pour cela, ils utilisent le scénario utilisé précédemment contre la Libye: soutien actif à la «cinquième colonne» à l'intérieur du pays, déchaînement d'une opposition armée de mercenaires contre les troupes gouvernementales, le tout suivi de l'accusation du gouvernement en place d'absence de « caractère démocratique». Sans oublier non plus des fragments du scénario « irakien » : bruits de possession d'armes de destruction massive par le gouvernement indésirable.


Ainsi, selon ce qu'affirme « La Voix de l'Amérique», la Syrie disposerait de l'un des plus puissants arsenaux d'armes chimiques, dont l'ypérite, le sarin et autres substances toxiques. La « détention» de cette arme inquiète fort les vautours pentagoniens.
Toutes les victimes du conflit, indépendamment des causes réelles de leur perte, sont indistinctement attribuées aux troupes gouvernementales. Ainsi en a-t-il été avec l'assassinat massif des paisibles habitants du point de brancardage d'Al Quia le 25 mai, duquel les « insurgés syriens» et, à leur suite, l'O.N.D., ont hâtivement accusé l'armée régulière.


• A la conférence de presse de Damas, le chef de la commission d'enquête sur l' assassinat massif des paisibles habitants d'Al-QuIa, le général Dja¬mal Qasem As-Souleiman, a communiqué les résultats du travail de cette commission qui ont montré que la majorité des victimes était composée d’habitants de l’endroit qui avaient refusé de participer aux manifestations anti-gouvernementales au travail de sape et à porter les armes


*[ndt] Dans la version irakienne, ce bobard monstrueux a été lancé par le Britannique Tony Blair, escroc politique, criminel de guerre et dangereux terroriste d'envergure mondiale.


Les résultats préliminaires de l'enquête se basent sur des témoignages de témoins oculaires dont les noms ne sont pas divulgués dans l'intérêt de leur sécurité. Les témoins affirment que le massacre a été perpétré par un groupe de 600 à 500 sicaires parmi lesquels se trouvaient aussi bien des membres de bandes Locales que venus de contrées voisines.
La majorité des victimes de viols ont été des enfants.
Toutes les victimes ont été tuées ou bien par coups de feu tirés à bout portant, ou bien à l'arme blanche, mais il n'y a aucune trace sur leurs corps ni de bombardements, ni de tirs d'artillerie, ni de canons de chars.
Suivant la déclaration du chef de la commission, le but de l'action était de soustraire complètement le secteur donné au contrôle des autorités.


L'Organisation des Nations unies, comme chaque fois durant ces onze dernières années, s'est trouvée être un jouet aux mains des impérialistes. Les propositions de « régularisation pacifique» du conflit, élaborées par les représentants de l'O.N.D., sont rejetées et ne sont mises en œuvre ni par le gouvernement de la Syrie, ni par la «cinquième colonne» armée. Les impérialistes n'ont, eux, nul besoin de cette «régularisation pacifique»; ils ont besoin, bien au contraire, de nouvelles victimes, dont le sang permet d'augmenter la fortune des grosses sociétés.
Quant à la bourgeoisie russe, elle ne reste nullement non plus à l'écart du partage du gâteau» par ses compères occidentaux. Et les bâtiments de guerre de la Russie, sont-ils tantôt là, près des côtes de la Syrie, tantôt n'y sont-ils pas, l'essentiel est que l'on en parle en permanence et que les journalistes les utilisent pour bien montrer que l'élite de la F.R. est prête à se battre pour son « butin de guerre» du conflit qui se déploie impétueusement.


Cela étant, par l'intermédiaire des moyens d'information de masse et de propagande, ceux de chez nous comme ceux de l'Occident, un même torrent de désinformation se déverse sur la tête des citoyens: le régime de Bachar al-Asad, que nous, les bolchéviks, considérons comme un régime progressiste, est un «régime sanguinaire», rien d'autre. À la télévision de Russie on fait mousser les communiqués sur les nouvelles victimes dans la zone des hostilités dont la responsabilité incombe bien évidemment à l'armée syrienne, c'est à croire gue les sicaires tirent leur poudre aux moineaux sans blesser personne.


Toutes les tentatives (il faut dire assez timides et faiblardes) des autorités de Russie pour «prévenir» l'intervention en Syrie ne sont dictées par rien d'autre que par l'aspiration à défendre les intérêts des firmes transnationales russes dans ce pays. Même les livraisons d'armes au gouvernement syrien, dont les politiciens européens accusent notre pays, elles ne sont pas effectuées dans le but d'aider généreusement le gouvernement progressiste d'Asad, mais pour satisfaire nos marchands d'armes qui désirent seulement s'en mettre plein les poches grâce aux souffrances humaines.
Sn fait, l'irruption des troupes américano¬OTANiennes en République arabe syrienne est une question résolue et la direction de la Fédération de Russie le sait. L'information a filtré suivant laquelle les forces des unités mécanisées et celles de la protection contre les mines préparent l'évacuation de Syrie des citoyens de Russie. Cela signifie que l'intervention directe en R.A.S. n'est plus très loin.
La raison pour laquelle les États.-Unis ont soudain ressenti le mécontentement du gouvernement syrien est fort prosaïque. À la base de la guerre civile qui sévit en Syrie, il y a l'éternelle aspiration de l'impérialisme à l'obtention du profit. Avoir le contrôle des ressources de pétrole de ce pays, voilà la raison pour laquelle la guerre a été déclenchée, voilà la raison pour laquelle les impérialistes ont organisé l'assassinat massif d'innocents.
Ces jours derniers, on a de nouveau recommencé à parler de la prochaine crise, de 1a chute imminente des prix mondiaux du pétrole et des conséquences néfastes que cela aura sur l'économie de marché de la Russie. Les experts a affirment qu’en en cas de chute du cours du baril de pétrole à moins de 60 dollars, le célèbre Fonds de stabilité de la Fédération de Russie. ne suffira que pour une semaine ... La bourgeoisie se prépare déjà à sauver les biens qu'elle a pillés moyennant les «blocs de mesures anticrise», à peu près comme ceux-là même qu'utilisent à présent les gouvernements de Grèce, d'Espagne et d'autres pays d'Europe. Ces mesures consistent en baisse et gel des salaires, réduction de toutes les garanties sociales et en licenciements massifs. C'est de cette manière, aux frais du peuple laborieux que les capitalistes tentent de sauver du krach la base de leur économie: le système bancaire.
Mais, pour la bourgeoisie, l'issue la plus commode pour sortir de la crise économique, c'est la guerre. La guerre fera grimper les prix du pétrole, ouvrira de nouveaux débouchés pour la vente d'armements, de substances toxiques, etc., tandis que, par la même occasion, elle permettra, de manière absolument légale, de mater le mouvement ouvrier qui prendrait de «mauvaises tournures». Aujourd'hui, la guerre est devenue indispensable aux impérialistes, elle leur accordera encore un petit sursis jusqu'à l'effondrement de leur régime gangrené jusqu'à la moelle et qui ne se maintient plus que par la force de ses baïonnettes.
Tous les communistes, toutes les organisations ouvrières, toutes les organisations de jeunesse, tous les honnêtes gens du monde doivent s'unir étroitement pour résister à la soldatesque impérialiste qui passe toutes les bornes.
Nous, les combattants de la Jeune Garde des bolchéviks de toute l'Union soviétique (J.G.B.tUS; sigle russe: VMGB), avec nos camarades aînés du P.C.B.T.U., déclarons:


« Impérialistes et sionistes, bas les pattes devant la Syrie! »


NON à la nouvelle guerre au Proche-Orient!

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