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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 12:49

Le MOSOURPA, Mouvement pour la SOUveraineté et le Respect des Peuples d'Afrique, est une association créée à Marseille en 2011. Son nom exprime trés simplement ses buts. 

Son Président d'honneur est le professeur de droit international Robert Charvin, ancien doyen de la Faculté de Droit et de Science politique de Nice.

 

Elle vient d'adresser un courrier aux présidents de tous les groupes parlementaires de la nouvelle Assemblée Nationale. Nous le reproduisons ci-aprés.

 

 

 

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MOSOURPA

Mouvement pour la souveraineté et le respect des peuples d’Afrique

61 Rue Consolat

13001 Marseille

 

                                                                                                              M.  XXX

Président du groupe  XXX

Assemblée nationale

126 Rue de l’Université

75355 Paris 07 SP

 

 

Monsieur le Président,

Vous ignorez peut-être que le précédent gouvernement de la République a organisé en 2011 un coup d’état dans un pays étranger. Tel est pourtant le cas.

Le 28  novembre  2010 se tenait le second tour des  élections présidentielles en Côte d’Ivoire. Deux candidats restaient en présence : d’un côté le président sortant LAURENT GBAGBO, de l’autre le dirigeant d’un mouvement sécessionniste qui avait  pendant huit ans soustrait par la violence des armes la moitié du pays à l’autorité du gouvernement légal : ALASSANE DRAMANE OUATTARA.

 

Sous la pression de la France et de ses alliés  le gouvernement légal reconnu par toute la communauté et les institutions internationales a accepté d’organiser cette élection dans des conditions d’extrême précarité. En effet, la division du pays  et la présence sur la moitié du territoire de bandes armées qui y faisaient régner la loi de la jungle depuis huit ans et faisaient campagne pour le candidat OUATTARA le pistolet mitrailleur à la main, ne pouvaient permettre la  libre expression des citoyens vivant dans ces zones.

Malgré cette situation le président LAURENT GBAGBO,  qui a laissé s’exprimer son adversaire dans les zones policées du pays,  a gagné l’élection dont le résultat a été  proclamé par le Conseil Constitutionnel, conformément à la Constitution ivoirienne.

 

La République française a refusé le résultat des urnes et le 11 avril 2011, elle a imposé par la force militaire en bombardant le palais présidentiel, le candidat battu : Alassane DRAMANE OUATTARA. Ce jour-là, Le président GBAGBO a échappé à la mort mais a été enlevé et séquestré sur le sol de la Côte d’Ivoire avant d’être enlevé une seconde fois pour être livré à la Cour Pénale Internationale.

Dix-huit mois après ce coup d’état qui rappelle les pires heures de la colonisation, le nouveau Président et son entourage ont installé dans ce pays une véritable dictature. Installé par un putsch il gouverne en putschiste : opposants emprisonnés, assassinats politiques, opposition politique et presse muselées et atteintes permanentes aux libertés publiques tant par la police du régime que par les bandes armées qui le restent.

 

Le MOSOURPA entretient des liens très étroits avec la population ivoirienne et souhaite vous rencontrer pour vous apporter  de nombreux témoignages sur l’état dramatique des droits de l’homme en Côte d’Ivoire.

La France en imposant par la force un dictateur en Côte d’Ivoire, est en train de ruiner le crédit dont elle pouvait encore bénéficier sur le continent africain.

 

Il vous appartient de réfléchir avec votre groupe et dans les commissions de l’Assemblée Nationale aux conséquences désastreuses pour notre pays de cet acte colonial d’un autre âge qui va le faire détester par tous les peuples d’Afrique, et vous disposez à l’Assemblée des tous les moyens d’investigation  nécessaires pour vérifier que nous disons vrai.

 

Dans l’attente de cette rencontre que nous espérons proche tant la dégradation de la situation ivoirienne est rapide, nous vous adressons, Monsieur le Président, nos salutations citoyennes respectueuses.

 


 

Marseille le 21 Septembre 2012

 

 

 

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