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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 12:47

La Russie a célébré avec éclat la victoire de 1945 sur les régimes fascistes; Elle l'a fait à Moscou en Mai et elle vient de le faire en Chine à l'occasion de la visite officielle de DIMITRI MEDVEDEV.

Le président russe a rappellé que la  campagne , brève mais puissante, de l'Armée Rouge contre le Japon avait été décisive dans la capitulation sans conditions de l'Empire.

 

Pour revenir sur le front occidental, nous publions un document récent du Parti Communiste Bolchévique de toute l'Union Soviétique sur la bataille de Berlin  traduit et publié  par le périodique NOUVELLES D'URSS.

 

Ce document confirme que l'URSS a joué un rôle unique et décisif dans la capitulation des deux puissances de l'Axe.

 

 

L'OPÉRATION DE BERLIN

 

 

 

 

«Nouvelles d'U.R.S.S.», 104, juillet-août 2010

 

 

 

 

Article publié dans le journal russe "Rabotbché-krestyyanski ~Serp i molot"

4  (201)  avril 2010

 

 

 

L'Opération de Berlin occupe une place particulière dans l'Histoire de la Grande Guerre patriotique. La conquête de Berlin signifiait l'achèvement victorieux de la guerre contre l'Allemagne fasciste. Avec la prise de Berlin, une solution définitive était apportée aux questions politico-militaires les plus importantes, desquelles dépendaient pour beaucoup l'organisation d'après-guerre de l'Allemagne et sa place dans la vie politique de l'Europe.


Ce qui constituait le but essentiel à cette étape de la guerre, c'était la liquidation complète du fascisme dans le régime social et étatique de l'Allemagne et l'engagement des poursuites les plus sévères contre tous les principaux criminels nazis pour leurs actes de cruauté, leurs assassinats massifs, leurs destructions, les outrages dont ils ont accablé les peuples des pays occupés.


Bien que, suivant les décisions prises à la Conférence de Yalta, la zone soviétique d'occupation devait s'étendre loin à l'ouest de Berlin et que les troupes soviétiques étaient déjà prêtes à commencer l'opération de Berlin, les Anglais continuaient encore à caresser le rêve de prendre Berlin avant que l'Armée rouge n'y parvienne.

 

I. V. Staline savait qu’au dernier moment, les dirigeants hitlériens développeraient une intense activité en quête d'accords séparés avec les gouvernements américain et anglais. Considérant la situation désespérée des troupes  allemandes, on pouvait s'attendre à ce que les hitlériens cessent de résister à l'Ouest et ouvrent la route de Berlin aux troupes américaines et anglaises pour ne pas donner la ville à l'Armée rouge.


En s'efforçant de sauver sa capitale et d'éviter la capitulation sans conditions, le gouvernement hitlérien avait mobilisé toutes les ressources du pays. Comme toujours, le commandement allemand avait jeté les forces principales de ses troupes terrestres et aériennes contre l'Armée rouge. Vers le 15 avril, il avait sur le front de l'Est: 214 divisions (dont 34 blindées et 15 motorisées) et 14 brigades. Ne s'opposaient en tout aux troupes américano-anglaises qui approchaient de l'Elbe que 60 divisions d'infanterie allemandes faiblement décomplétées, dont la capacité de combat égalait celle de 26 di visions organiques" ainsi que 5 divisions blindées qui ne comportaient même pas 200 chars en bon état. Les alliés disposaient de 80 divisions pléthoriques dont 23 divisions blindées. Les alliés présentaient un avantage particulier en aviation.

 

Ainsi, le forçage du Rhin par les troupes américaines et anglaises s'est-il effectué dans des conditions grandement facilités et le Rhin a-t-il été conquis par elles, pour l'essentiel sans résistance de la part des Allemands. Le haut commandement des troupes alliées a rapidement jeté, ses forces principales sur  l'axe de Berlin afin d'arriver au plus vite jusqu'à l'Elbe.

 

Tout en faisant tout leur possible pour retarder l'offensive de l'Armée rouge, les hitlériens continuaient de chercher en même temps à obtenir un accord avec les milieux dirigeants des Etats-Unis d’Amérique et de l'Angleterre afin d'éviter la capitulation sans conditions. Comme toujours, ils espéraient une scission de la coalition antihitlérienne. Les dirigeants hitlériens ont fait tout ce qu'ils ont pu pour empêcher que Berlin soit conquis par l'Armée rouge, ils étaient prêts à donner la capitale aux troupes américaines et anglaises.

 

Les alliés se proposaient également de prendre Berlin. En dépit de l'entente intervenue entre les principales grandes puissances de la coalition antifasciste sur l'inclusion de la capitale allemande dans la zone d'opération des troupes soviétiques, Churchill, faisant fi de l'accord conclu à Yalta, insistait pour que les formations britanniques progressent à l'est de l'Elbe. Le 1er avril 1945, peu avant la prise de Vienne par les troupes soviétiques, Churchill écrivait à Roosevelt: «Il ne fait pas de doute que les armées russes vont prendre toute l'Autriche et qu'elles entreront dans Vienne. Si elles prennent aussi Berlin n'auront~elles pas alors une idée par trop exagérée de ce qu'elles auront apporté une contribution écrasante à notre victoire commune ? C'est pourquoi je suis d'avis, que d'un point de vue politique, il nous faut avancer le plus loin possible vers l'Est en Allemagne et qu'au cas où Berlin se trouverait à  notre portée, nous devrions évidemment le prendre ».

 

Le travail de préparation de l'Opération de Berlin a été, pour le Haut Commandement soviétique, sans précédent par son envergure et son axe d'attaque. La conception de l'Opération de Berlin était pour l'essentiel définie dès novembre 1944 par l'Etat-major.

 

   Soigneusement élaboré sur les indications et sous la direction de I. V. Staline, le plan de l'Opération de Berlin tenait compte de la situation sous tous ses aspects et de la nécessité d'écraser l'ennemi extrêmement rapidement. Il a été envisagé d'encercler l'ensemble du dispositif de Berlin, de le couper en deux parties, d'encercler et d'anéantir chacune d’elles séparément. Il a été proposé d'en encercler une dans la région de Berlin et l'autre dans les bois du sud-est de la ville. L'organisation de la riposte à la défense ennemie pal' de puissantes frappes frontales a été étudiée très en détail. Après avoir conquis Berlin, il ne restait plus aux troupes soviétiques qu'à atteindre l'Elbe pour y rencontrer les troupes américano-anglaises. Ont pris part  à cette opération : le 1 er Front biélorusse (commandé par le maréchal de l'Union soviétique G. K. Joukov), le 1er Front ukrainien (commandé par le maréchal de l'Union soviétique I. S. Koniev) et le 2e Front biélorusse (commandé par le maréchal de l'Union soviétique K. K. Rokossovki), une partie des troupes de la Défense aérienne du pays, une partie des forces de la Flotte de la Baltique et la Flottille du Dniepr.

 

Au début de l'Opération de Berlin on comptait dans les 1er et 2e Fronts biélorusses et le 1er Front ukrainien: 2 500 000 hommes, 4600 canons et mortiers, 6250 chars et canons automoteurs, 7500 avions de combat. Leur supériorité sur l'ennemi était globalement de: 2,5 contre 1 pour les hommes, 4,0 contre 1 pour l'artillerie, 4,1 contre 1 pour les chars et les canons automoteurs, 2,3 contre 1 pour l'aviation. Mais la supériorité était encore plus élevée sur les axes des efforts principaux du fait de la concentration des forces principales à ces endroits.

 

Ayant décidé de résister avec acharnement, le commandement allemand avait créé une puissante défense échelonnée en profondeur depuis l'Oder jusque et y compris la ville de Berlin où toutes les forces disponibles étaient concentrées contre les troupes soviétiques.

 

L'opération de Berlin a commencé le 16 avril à 5 heures (heure de Moscou) par l'écrasement de la défense allemande sur la rive occidentale de l'Oder et de la Neisse avec exploitation plus avant de ce succès et manœuvre d'encerclement et de liquidation par les troupes soviétiques du regroupement de troupes allemande dans la région de Berlin, ainsi que dans les bois plus au sud-est de la ville. L'Opération de Berlin était achevée le 2 mai après la prise de la ville par les troupes soviétiques et leur arrivée sur l'Elbe.

 

Le regroupement allemand encerclé dans les bois a été disloqué et écrasé entre le 26 et le 30 avril. Quand aux troupes ennemies encerclées dans Berlin, elles ont continué à opposer une résistance furieuse.

 

Les combats pour Berlin ont débuté le 21 avril. Pour procéder à l'assaut de Berlin, les troupes soviétiques ont dû recourir à toute leur riche expérience de la conduite des combats de rues. Chaque attaque de l'infanterie et des chars Soviétiques était accompagnée de frappes massives de l'artillerie et de l'aviation sur tous les secteurs du front.

 

Le 30 avril à 21 heures 50minutes, le sergent A. M. Begoro et le sous-sergent M. V. Kanta­rtya ont hissé le Drapeau de la Victoire sur la coupole principale du Reichstag. Mais la garnison du Reichstag n'a pas cessé pour autant de résister et ce n'est que dans la matinée du 2 mai que les restes des éléments défensifs ont capitulé. Le Reichstag était pris.


Le 30 avril, Hitler s'est donné la mort en laissant un testament par lequel il transmettait le pouvoir au GroBadmiral K. Doenitz. Le matin du 1er  mai, le général d'infanterie H. Krebs, chef d'état-major  des troupes terrestres allemandes, s'est présenté au cantonnement des unis de la s= Armée de la Garde. C'est le général V. I. Tchouï­kov, commandant de la 8e Armée de la Garde, qui fut chargé de mener les pourparlers avec lui.

 

De la mission dont avait été chargé Krebs, il est apparu que les hitlériens tentaient de se soustraire à la capitulation sans conditions. A 18 heure 30 minutes l'ensemble de l'artillerie qui avait participé à l'assaut du secteur central de Berlin fit alors pleuvoir un déluge de feu. Le 2 mai à 00 heure 40 minutes, les fascistes ont demandé par radio de cesser le feu en informant de l'envoi de parlementaires. Le général G. Weidling, commandant de la défense de Berlin, qui emboîtait le pas aux parlementaires, fit part, au nom du commandement allemand, de son accord pour la capi­tulation sans conditions. Le 2 mai vers 15 heures, la résistance de la garnison de Berlin avait cessé partout. À la fin de la journée, les troupes soviétiques occupaient toute la ville. Le jour de la chute de Berlin est entré dans l'histoire comme la date de la plus grande victoire des armes soviétiques.

 

Le 8 mai 1945, à Berlin, les représentants du Haut Commandement allemand ont signé l'acte de capitulation sans conditions des forces armées allemandes. L'Opération de Berlin s'est achevée par la prise de Berlin et l'arrivée des troupes soviétiques sur l'Elbe.

Au cours de l'Opération de Berlin, l'Armée rouge a anéanti 70 divisions d'infanterie, 12 divisions blindées et 11 divisions motorisées, de nombreuses unités autonomes et détachements ennemis. Environ 480000 soldats et officiers ont été fait prisonniers et près de 11000 canons et mortiers, plus de 1500 chars et canons d'assaut, 4500 avions ont été capturés.

 

La brillante Opération historique de Berlin a été directement mise au point et s'est déroulée  sous la direction directe du Commandant en Chef suprême des armées r. V. Staline qui, le 6 novembre 1944, a placé les Forces armées soviétiques et l'ensemble du peuple soviétique devant la mission historique de «donner le coup de grâce à la bête fasciste et à sa propre tête et hisser sur Berlin le drapeau de la victoire» (I. V. Staline, «Au sujet de la Grande Guerre patriotique», 5e édition, p. 168).

 

 

 

 

 Le C.C. du P.C.B.tUS

 

 

 

 

 

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