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Samedi 1 janvier 2011 6 01 /01 /Jan /2011 19:23

 

 

 

 

Une nouvelle année,

un nouveau livre de DOMENICO LOSURDO en français !

 

Les éditions ADEN annoncent la publication le 21 Janvier 2011 de la traduction française très attendue de l’avant-dernier ouvrage du philosophe italien DOMENICO LOSURDO sur  STALINE

Ce livre publié en Italie en 2008 et déjà réédité dans ce pays, vient d’être  traduit et publié récemment au Brésil, les traductions espagnole et allemande sont en cours.

Les lecteurs français pourront donc très bientôt en prendre connaissance et cette lecture accompagnera en cette nouvelle année les réflexions nécessaires à une  lutte ambitieuse et généralisée contre la violente offensive mondiale de la réaction capitaliste en cours.

 

Voici la présentation qu’en font les Editions Aden sur leur site Internet :

 

Staline: histoire et critique d'une légende noire

Domenico LOSURDO

Traduit de l'italien par Marie-Ange Patrizio

Postface de Luciano Canfora
COUV Staline

  

Il fut un temps oùd’illustres hommes d’Etat – comme Churchill – et des intellectuels de premier plan – Hannah Arendt ou Thomas Mann pour ne citer qu’eux– avaient pour Staline, et pour le pays qu’il guidait, du respect, de la sympathie et même de l’admiration. Avec l’éclatement de la Guerre froide d’abord, et surtout, ensuite, avec le Rapport Khrouchtchev, Staline devient, du jour au lendemain, un "monstre", comparable peut-être seulement à Hitler.


Le contraste radical entre ces attitudes à l’égard du "petit père des peuples" devrait pousser l’historien non pas à trancher en faveur d’une de ces images mais bien à les étudier toutes, en analysant les conflits et les intérêts qui sont àl’origine de ces prises de positions.


C’est ce que réalise Domenico Losurdo, en revenant scrupuleusement sur les tragédies du XXe siècle et en déconstruisant et contextualisant nombre des accusations et louanges adressées à Staline. Cet essai est une approche à la fois historique, historiographique et philosophique –qui, comme en Italie à sa sortie, ne manquera pas de susciter de vives polémiques.

 


Domenico LOSURDO est professeur d’histoire de la philosophie à l’Université́d’Urbino. Il est notamment l’auteur de Révisionnisme en histoire, problèmes et mythes (Albin Michel) et de Fuir l’histoire (Delga). Son premier livre aux Editions Aden, Le péché originel du XXe siècle, a rencontré un vif succès d’estime.

 

Parution: janvier 2011
ISBN: 9782805900631
532 pages

 

Par comag
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Samedi 20 novembre 2010 6 20 /11 /Nov /2010 16:04

RETENEZ CES NOMS : ILS  SONT LES ORGANISATEURS PERMANENTS DE  LA CONTRE REVOLUTION EN AMERIQUE LATINE


Ils se sont réunis cette semaine à Washington  et voici ce qu’en dit Eva Golinger : 

 

Le Congrès des USA parraine un évènement contre les pays de l’ALBA. 

Le 14 Novembre 2010 - La nouvelle salle de conférences du Centre des Visiteurs du Congrès des Etats-Unis à Washington sera le siège mercredi prochain 17 Novembre d’un rencontre intitulée : "Danger dans les Andes : menaces à la démocratie, aux droits de l’homme et la sécurité interaméricaine."

   Les sujets principaux qui seront débattues au sein du Congrès américain mettent en évidence l’escalade des agressions contre des pays comme le Venezuela, cuba, la Bolivie, l’Equateur et le Nicaragua - tous membres de l’Alliance Bolivarienne des Peuples de Notre Amérique (ALBA) - et comprennent des "débats" fondés sur trois questions : 

Est-ce que la démocratie et les droits de l’homme sont mis en danger par le développement du ’Socialisme du XXI° Siècle’ au Venezuela, en Equateur en Bolivie ? 

 L’ALBA de Cuba, du Venezuela, de la Bolivie, de l’Equateur et du Nicaragua constitue-t-elle une menace pour les intérêts américains et pour la sécurité interaméricaine ? 

La politique des Etats-Unis dans la région permet-elle de répondre à l’érosion de la démocratie et à l’influence dangereuse d’acteurs hostiles comme l’Iran, les groupes terroristes et les narcotrafiquants ?

L’évènement est parrainé par le Congrès des Etats-Unis et comportera la participation des chefs des commissions des relations extérieures, soit :

Elliot Engel, Démocrate Newyorkais et actuel chef du Sous Comité des Relations Extérieures pour l’Hémisphère Occidental

 Connie Mack, Républicain de Floride, et prochain chef du Sous Comité des Relations Extérieures pour l’Hémisphère Occidental

Ileana Ros-Lehtinen, parti Républicain de Floride, prochain chef du Comité des Relations Extérieures

Ron Klein, Démocrate de Floride et membre du Sous Comité des Relations Extérieures pour l’Hémisphère Occidental.

La présence de Démocrates aussi bien que de Républicains à cet évènement contre les pays de l’ALBA met en évidence que la politique d’agression de Washington à l’égard de l’Amérique Latine est une politique bipartite, et une politique d’État de l’empire des États-Unis.

Aux côtés de ces congressistes, participeront comme "experts" des figures de l’extrême droite latino-américaine pour disserter sur ce qu’eux considèrent comme une "menace" à leur pouvoir et influence dans la région. 

Pour le Venezuela, il y aura Guillermo Zuloaga, criminel fuyant la Justice Vénézuélienne et artisan du coup d’état.
Pour la Bolivie, participeront des membres des groupes séparatistes et terroristes de Santa Cruz, comme Luis Nuñez, président du Comité Civique de Santa Cruz et Javier El-Hage, représentant de la néfaste Fondation pour les Droits de l’Homme, section Bolivie.

 La Fondation pour les Droits de l’Homme est une organisation créée par le Vénézuélien Thor Halvorrsen (fils) qui se consacre à attaquer le gouvernement d’Hugo Chavez et qui a sollicité l’intervention militaire des Etats-Unis au Venezuela.

Participeront aussi à cette rencontre :

Alejandro Aguirre, président de la Société Interaméricaine de Presse (SIP),

José Cárdenas, ancien directeur de l’USAID pour l’Amérique Latine,

John Walters, l’ex-tsar anti-drogue des USA

Joel Hirst, du puissant Conseil des Relations Extérieures, éminence grise de Washington,

Otto Reich, ancien ambassadeur des Etats-Unis au Venezuela (qui fit sortir de sa prison vénézuélienne le terroriste Orlando Bosch) et qui fut aussi Assistant au Secrétaire d’Etat pour l’Amérique Latine pendant le coup d’état de 2002.

 Roger Noriega, lui aussi ex-Assistant au Secrétaire d’Etat pour l’Amérique Latine sous le gouvernement Bush et ancien ambassadeur des Etats-Unis à l’OEA.

Tous ces personnages ont une histoire d’agression et d’hostilité contre le gouvernement d’Hugo Chavez au Venezuela et ont promu, soutenu et financé les coups d’état au Venezuela, en Bolivie, Honduras et Equateur, durant les 10 dernières années. En permanence, ils portent des coups à la paix et à la stabilité de Cuba.

Il y aura des représentants de l’Equateur, comme l’avocat de droite Edgar Teran, et le congressiste Enrique Herreria, et d’autres représentants d’institutions (think-tanks) américaines.

 Parmi les amphitryons supplémentaires de cet évènement terroriste figurera l’organisation Vénézuélienne de Miami FUDAPREFC (www.fundaprefc.org), créée par la partisane de coup d’état Yuri López Pérez, qui se consacre à défendre les commissaires de la police métropolitaine condamnés pour homicides multiples durant le coup d’état d’Avril 2002 : Lázaro Forero, Iván Simonovis y Henry Vivas.

 Parrainera aussi l’évènement l’Institut Interaméricain pour la Démocratie, fondé à Miami par l’Argentin Guillermo Lousteau Heguy et qui a sous ses ordres par exemple les terroristes Cubains Carlos Alberto Montaner et Armando Valladares. Cet institut a organisé un évènement intitulé " déjeuner avec Lucio Gutierrez" le 23 Septembre, curieusement une semaine avant la tentative de coup d’état contre le président Rafael Correa en Equateur qui a été conduite par Guttierez.

Parmi les accueillants on note aussi la Fondation Héritage, l’American Enterprise Institute (AEI),le Centre pour une Police de Sécurité et l’Institut Hudson, quatre “think tanks” de l’extrême droite US qui se sont consacrés à agresser le Venezuela ces dernières années, en publiant des "informations" sur les "menaces" du gouvernement de Hugo Chavez et en dirigeant plusieurs millions de dollars vers les secteurs de l’opposition vénézuélienne.

Participe enfin « Americas Forum », organisation fondée par Otto Reich et Roger Noriega, entre autres membres de l’extrême droite latino-américaine aux Etats-Unis, pour mettre au point des stratégies d’agression contre les pays de l’ALBA.

Cet évènement met en évidence qu’après les élections législatives des Etats-Unis le 2 Novembre dernier, lors desquelles la droite US a atteint une majorité de choc au Congrès, la politique de Washington envers l’Amérique Latine sera beaucoup plus agressive et dangereuse durant les prochains mois.

 Article original : Congreso de Estados Unidos patrocina evento contra países de la ALBA

 http://centrodealerta.org/noticias/ traduction française LE GRAND SOIR

mise en page comaguer@orange.fr   (http://comaguer.over-blog.com )

 

 

 

 

 

 


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Mardi 2 novembre 2010 2 02 /11 /Nov /2010 21:19

Très modeste  appendice au nouveau livre d’Annie Lacroix-Riz

 «  Le Vatican, l’Europe et le Reich »

 

Un exfiltré français par les voies vaticanes


Le dernier ouvrage d’Annie Lacroix-Riz est monumental  puisqu’il couvre et fait découvrir  un demi-siècle de diplomatie vaticane : de 1914 à  1955.

De ce fait l’épisode le plus connu du soutien du Vatican au III° Reich : celui de l’exfiltration des dignitaires nazis après la défaite  s’inscrit dans un ensemble où les sympathies du Vatican pour le III° Reich s’inscrivent  dans une politique constante de soutien aux empires centraux  (Prusse et Autriche-Hongrie) confortée par une haine féroce de l’URSS et par une méfiance certaine envers  la France « maçonnique ». Entre  les monarchies réactionnaires et les républiques nées d’une révolution le cœur  du Vatican penche toujours du côté des premières

L’exfiltration des dignitaires nazis , militaires , civils, ecclésiastiques , scientifiques  confondus, ainsi que leurs alliés italiens, belges, croates, roumains, hongrois  etc. …a utilisé toutes « les voies impénétrables » de l’Eglise catholique pour leur permettre d’échapper aux poursuites et aux condamnations. Dans une très large mesure la mise à l’abri de ce personnel  s’est faite dans la lointaine et très catholique Argentine gouvernée à l’époque par un Perón qui ne cachait ses sympathies ni pour Mussolini ni pour Hitler.

La « filière argentine » a été magistralement décrite par un essayiste argentin UKI GONI dans son livre publié  en 2002 sous le titre, inspiré du nom de code – ODESSA -  qui avait été donné au système des exfiltrations mis en place à partir de 1946 : « THE REAL ODESSA ». L’ouvrage n’a malheureusement pas été traduit en français.

La filière argentine a aussi concerné la France collaborationniste.  Du côté des organisateurs de la filière UKI GONI mentionne les noms de GEORGES GUILBAUD, proche de LAVAL de CHARLES LESCA, tous deux criminels de guerre  et du cardinal TISSERANT en poste au Vatican.

Il ne mentionne pas un autre criminel de guerre français qui a aussi rejoint l’Argentine à cette époque : SIMON  SABIANI.

Le personnage est connu. Militant communiste dés la fondation du PCF au Congrès de Tours, il va dériver progressivement vers la droite, s’accoquiner avec la pègre, gouverner Marseille en tant que premier adjoint d’un maire falot de 1929 à 1935 et se retrouver parmi les dirigeants nationaux du PPF dès sa création par DORIOT en 1936. Pendant l’occupation il collabore activement avec l’occupant et devra prendre la fuite sitôt les armées alliées débarquées en Provence  en Aout 1944. Il se replie progressivement vers l’Allemagne avec le groupe dirigeant du PPF qui s’installe en Allemagne  à Sigmaringen.

Le 22 Février 1945 la voiture de DORIOT est mitraillée par deux avions volant en basse altitude. Le leader du PPF meurt et c’est la débandade dans son entourage. A partir de ce moment là la biographie de SABIANI devient lacunaire et JEAN VAUCORET  l’auteur de la thèse de III° cycle d’histoire qu’il lui a consacré en 1979 avoue qu’il ne dispose que des informations fournies par la famille trente ans plus tard alors même que Sabiani  après s’être séparé volontairement de sa famille à Sigmaringen la reverra  en 1946 à Rome et qu’elle ne devait pas ignorer comment il était arrivé là . VAUCORET ne s’attarde pas sur cette question alors que  la contribution du Vatican au sauvetage des criminels de guerre nazis avait été posée au grand public européen dés 1963 par la pièce « Le Vicaire » de l’écrivain allemand Rolf Hochhut. Elle suscita de vives controverses et  VAUCORET ne pouvait pas l’ignorer.

En 1991 un journaliste marseillais Jean Baptiste Nicolai publiera une biographie de Sabiani  mais sur la période de la fuite en Argentine il se contente de recopier mot à mot  et sans le dire le texte du chapitre correspondant de la thèse.

Que retenir de consistant dans ce travail inabouti et qui ne mentionne  pas non plus que SABIANI est, après la libération, condamné  deux fois à mort comme criminel de guerre ?

 Résumons  cependant  (les passages en italique sont extraits de la thèse sus mentionnée)

Sabiani rejoint l’Italie  il « arrive à Florence  en compagnie de DEAT » « En 1946 sa fille Dora reçoit une lettre expédiée de Livourne. Ayant rétabli le contact avec les siens, il tente de retrouve sa femme et sa fille Agathe, qui se trouvent elles aussi en Italie. Les retrouvailles ont lieu un an plus tard à Rome  ou, plus précisément, dans la banlieue romaine dans la propriété du Prince LANCELLOTTI  où Sabiani réside jusqu’en Septembre 1946 ». De  rapides recherches sur la famille LACELLOTTI la situent  comme une  riche famille aristocratique ayant produit un Cardinal au 16° siècle, propriétaire d’un palais sur une des plus belles places de Rome, la Piazza Navona, et selon un document du Partito Radicale italien de 1956 très gros propriétaire foncier dans Rome. Mais, poursuit la thèse : « A cette date, Sabiani quitte le domaine du prince pour se réfugier dans un couvent prés du Vatican. En effet la police française ayant retrouvé sa trace, le neveu du prince LANCELLOTTI qui occupe un poste important au Ministère de l’Intérieur, le prévient à temps. Jusqu’en décembre 1946, il demeure caché dans un couvent de religieuses tenu par Sœur Augustine et Sœur Marguerite (sœur visitatrice de Rome). C’est grâce au Vatican que Sabiani pourra quitter l’Italie  où le danger d’être reconnu et arrêté augmente chaque jour. C’est sous le nom de Pedro Multedo que le 11 Janvier 1947 Sabiani quitte Rome à destination de Buenos Aires. »

Tous les éléments de la filière vaticano-argentine sont bien là  réunis mais la thèse se tient soigneusement à distance de toute recherche d’explication.

Sabiani  avec son passeport italien au nom de Multedo reste à Buenos Aires où « avec Palevsky et quelques oustachis il entretient des relations suivies »  jusqu’en 1954.  Les criminels de guerre condamnés à la Libération ayant été amnistiés en 1951, il s’installe à Barcelone où ses amis français pourront lui rendre plus facilement visite et où, d’après  le livre de l’historien Paul Jankowski , professeur à Stanford  dans son livre « Communism and collaboration – Simon Sabiani  and politics in Marseille 1919-1944, il retrouve le fils du gangster marseillais Carbone et Maurice-Yvan Sicard animateur du journal antisémite L’émancipation nationale .

Il  y meurt le 29 septembre 1956. Ce jour là, la radio franquiste interrompt ses émissions pour l’annoncer  et pour révéler que PEDRO MULTEDO est en vérité SIMON SABIANI : «  c’était notre ami et notre camarade ; il déploya dans la lutte contre le communisme l’activité la plus énergique. Son rôle fut particulièrement important entre 1936 et 1938.  Quand, au péril de sa vie, il empêcha à plusieurs reprises l’acheminement vers l’Espagne des renforts en hommes, en armes et en matériel que le front populaire de France envoyait à son homologue espagnol.»

 

 

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Jeudi 28 octobre 2010 4 28 /10 /Oct /2010 14:03

 

 

 

 

A propos de films soviétiques sur la Grande guerre patriotique

 

Comaguer a réalisé une interview de deux dirigeants de la cinémathèque d’Etat russe (GOSFILMGFOND) venus présenter à Marseille trois films sur cette guerre.

Cette interview peut être retrouvée sur le site http://www.dotspirit.com (voir mode d’emploi in fine)

En complément de cet enregistrement nous publions ici un complément écrit établi par l’interpréte russe qui a pensé utile de fournir aux auditeurs une version française écrite la plus complète possible des propos précis et détaillés tenus en russe par Mrs Borodachev et Bosenko.

Nous l’en remercions vivement.

 

 

Présentation de GOSFILMFOND

 

GOSFILMFOND est une organisation d’Etat créée en 1937 afin de préserver la richesse nationale – le cinéma. Les films les plus anciens qui y sont conservés datent de 1896, comme  les films des frères Lumière, et le film russe le plus ancien qui date de 1898 et est intitulé « Stenka Razine ». Depuis 1937, tous les films qui passaient sur l’écran soviétique puis russe devaient être déposés au GOSFILMFOND de la Fédération de Russie, c’est-à-dire qu’il n’était autorisé de montrer un film sur le territoire de l’URSS  et qu’il ne l’est maintenant en Russie qu’après l’obtention du document de GOSFILMFOND. Actuellement, notre collection compte plus de 60 000 références et quelques millions bobines et chaque année il y en a de plus en plus, surtout ces quelques dernières années nous avons reçu entre 1500 et 2000 films par an. A GOSFILMFOND il n’y a pas que des films russes et soviétiques, mais tous les films qu’on montrait sur le territoire de la Russie d’avant la Révolution d’octobre, de l’URSS et de nos jours. Ce sont tous les films achetés par les entreprises privées ainsi que par l’Etat. Ce n’est qu’une fois que le film est passé par le GOSFILMFOND qu’on a le droit de le projeter sur le territoire de la Russie. Les films sont gardés dans de bonnes conditions, ils ne sont pas sélectionnés et personne ne regarde leurs origine – les conditions sont les mêmes pour tous, c’est pour cela que nous avons les films de très bonne qualité: elle a fasciné les Japonais à qui nous avons donné des films il y a dix ans à peu près. Nous travaillons aussi avec les Allemands et bientôt, le 20 octobre, nous allons passer aux Américains des films qui ont été préservés chez nous, mais pas aux Etats-Unis.

Près de 600 personnes travaillent à GOSFILMFOND. Cette organisation est située à 50 km de Moscou, donc la qualité d’air est très bonne. Elle occupe un territoire de 113 hectares ; c’est une petite ville autonome avec toutes les conditions pour la vie.

 

 

Présentation des films

 

Ces films sont vraiment magnifiques, et, très malheureusement, en Europe on n’en sait guère. Cette idée est née entre le directeur du Théâtre Toursky, Richard Martin, et moi. Nous avons décidé de projeter ces films à Marseille car Marseille est une ville internationale et car nous avons une longue histoire de coopération avec Richard Martin et son théâtre. Je voulais montrer les vrais événements, comment cela se passait en réalité puisque si l’Europe Orientale a une vision plus ou moins objective de la Seconde Guerre Mondiale, l’Europe Occidentale, malheureusement ignore une grande partie de la vérité. A mon avis ces films montrent une image plus objective que tous les autres films de fiction créés des temps de l’URSS sur la Grande Guerre Patriotique, tel est notre nom pour la Seconde Guerre Mondiale. Le réalisateur même, Youriy Ozerov était l’ancien combattant, or il a tout transmis sur l’écran du fond de lui-même, je dirais. Il essayait de rendre son film le plus objectif possible. Nul ne nie le rôle des Etats-Unis, de l’Angleterre et de la France dans la guerre. Bien sûr, ils ont aidé, ils ont combattu, mais le chiffre parle de lui-même – l’URSS a perdu plus de 25 000 000 de personnes et a libéré quasiment toute l’Europe de l’Allemagne fasciste. En même temps, si l’on regarde du point de vue du territoire, on voit que les alliés, débarqués dans  La Manche, ont libéré une toute petite partie de l’Europe. Le reste a vraiment été libéré par l’armée soviétique, par l’Armée Rouge qui a subi de grandes pertes. C’est donc cela que nous voudrions présenter aux spectateurs européens. Sans aucun

 

embellissement, juste la réalité du comment cela se passait.

Mon père et ses quatre frères combattaient à la guerre – ils étaient à Leningrad lors du blocus. Ainsi, le thème de la guerre est très proche pour chaque citoyen russe. Et il faut souligner que ce n’étaient pas que des Russes qui ont gagné la guerre - la Russie compte plusieurs nationalités : des tchouvaches, des tatars, des tchéchènes, et tous les peuples qui vivent sur le territoire de la Fédération de la Russie. C’est pour ça que c’est une très grande victoire. Personne ne nie la participation active des ex républiques de l’Union – Tadjikistan Ouzbékistan, Kirghizstan, Kazakhstan… les ressortissants de ces républiques ont fait un apport énorme pour l’URSS. C’était donc une victoire commune. Et nous avons voulu le montrer aux spectateurs marseillais.

 

Expliquer le choix du premier film.

 

En fait, ce film se compose de quatre parties. Il est très long et pour cela il est impossible de le montrer en entier - on n’a pas le temps.  Mais les deux premières parties que nous avons amenées décrivent les évènements réels de façon plus compacte. Donc, nous avons décidé de vous les montrer ici. Les autres sont aussi très intéressants, mais malheureusement cela nécessite trop de temps.

En effet, mon idée de départ était de faire une rétrospective d’une dizaine de films sur la Seconde Guerre mondiale, mais on va voir comment ça va se passer maintenant et ensuite il serait possible de tout refaire de façon plus développée. C’est un premier pas, un essai.

Sinon, chez nous on a tourné 720 films sur la Seconde Guerre Mondiale.

 

Bosenko rajoute :

 

 

En ce qui concerne le premier film, « Les Vivants et les Morts », il a été tourné sept ans plus tôt que le film « Libération » de Youriy Ozerov et il fait partie d’une époque un peu différente car il s’agissait d’un moment de transition dans la vie du pays.

Le cinéma soviétique dépendait de façon importante du gouvernement, que ce soit l’époque de Lénine ou de Staline, de Khrouchtchev ou de Brejnev. Et le roman même de Simonov, et s’était le premier roman de sa fameuse trilogie : « Les Vivants et les Morts », « On ne nait pas soldat » et « Le dernier été », ce premier roman a été créé lors de la fin du gouvernement de Khrouchev et le début de celui de Brejnev.

Simonov est un des premiers écrivains de l’époque soviétique qui narrait les difficultés du début de la guerre, nos défaites de la première période de la guerre et c’était un nouveau regard pour le cinéma ainsi que pour la littérature soviétique. Ce n’est donc pas par hasard que ce roman a été présenté pour le prix Lénine dans les années 60. Cette transition du pays, du cinéma et de la littérature est reflétée dans le film « Les Vivants et les Morts ».

 

Borodachev parle de la deuxième soirée, des deux films tirés de « Libération »

 

La création de ce film était très intére

 

ssante et très compliquée car c’était un projet d’une très grande envergure. Il y avait un ordre du gouvernement soviétique, des obligations à effectuer pour un délai de quelques années : les usines produisaient les chars qui devaient être identiques à ceux des années de guerre. Donc, plusieurs organismes étaient impliqués dans la création du film. Et bien sûr, selon nous, le film est plus réussi du point de vue cinématographique. Je souligne encore une fois que ce film reflète une partie de la libération de l’Europe Occidentale. Nous pensons que c’est intéressant pour le spectateur français.

Nous avons une image très positive des Français. La France a toujours témoigné son amitié envers la Russie d’avant la Révolution, de l’URSS et d’aujourd’hui. Pour nous les Français sont des frères. Nous savons comment combattait l’escadrille Normandie-Niemen, comment combattaient les Français.

Le sujet de la guerre en France est traité avec précaution. La France était une combattante active de la Seconde Guerre Mondiale, mais le rapport des forces était inégal. Je pense que ni la France, ni une autre nation ne pouvait gagner toute seule contre l’Allemagne d’Hitler. C’est pour cela que je ne vois pas de raison pour ces remords de conscience que je ressens chez les Français. La France a dû faire face à une puissance bien supérieure à elle. Je pense que contre une telle puissance ne pouvait gagner que l’Etat soviétique très fort et avec des grandes richesses naturelles. Et encore, au début de la guerre on a quand même subi plusieurs défaites et on a perdu tellement de gens. Rien n’était préparé. Et d’ailleurs ces films le montrent.

 

Bosenko rajoute:

Je peux rajouter que les sept ans de

 

différence qu’il y a entre les deux films « Les Vivants et les Morts » et « Libération » sont une étape importante du point de vue cinématographique. Pendant cette période Bondartchuk crée une épopée cinématographique « La Guerre et la Paix ». Et ce film de bataille d’une grande envergure qui, à mon avis, a mérité son Oscar du meilleur film étranger aux Etats-Unis en 1968, a fait monter le cinéma soviétique à un autre niveau de développement, car en Europe pendant ce temps-là on créait déjà des  films épiques de bataille sur la Seconde Guerre Mondiale : le film américain « Le jour le plus long », et le film yougoslave « la Bataille de la  Neretva » (1), et ainsi de suite. Pour cela le film de Youriy Ozerov représentait notre apport dans cette création des épopées, du cinéma épique sur la Seconde Guerre Mondiale. Nous étions prêts à cela, capables de le faire, car Bondartchuk avec son film de bataille « la Guerre et la Paix » en quatre parties nous a ouvert le chemin.

 

Après que « la Résistance française est connue partout dans le monde »

 

Heureusement, l’histoire a fait que le peuple russe et le peuple français ont toujours été très proches. Et avant la Révolution, et après, pendant l’Union Soviétique, et maintenant.

 

Dernière question : rééditio

 

n

 

Oui, cela nous intéresse et on y pense et on en rêve. Malheureusement, ce n’est pas toujours évident de trouver une réponse adéquate. Heureusement, Richard Martin (2) est professionnel et il comprend la signification de ce genre d’évènements. Parfois, les gens ne le comprennent pas, ont peur d’organiser de telles manifestations. Le sujet de la guerre est toujours traité avec précaution quand on le propose en Europe. Sinon, nous organisons des évènements en Italie et à Paris par exemple.

Le travail de GOSFILMFOND ne consiste pas uniquement à conserver les films, mais aussi à les étudier, à étudier l’œuvre. Ainsi, Valeriy Bosenko représente le département d’étude des films. Nous avons une grande envie de montrer dans tous les pays de l’Europe Occidentale et pas uniquement dans une seule ville, mais surtout dans les banlieues, car nous savons que lors de la guerre froide il a été toujours affirmé que les acteurs principaux étaient les Américains et les Anglais.

 

Malgré des pertes énormes – 25 millions de personnes, le peuple russe ne garde pas de rancune ni envers les Allemands, ni envers les Italiens qui combattaient. Par exemple, mon père était chargé de l’entrepôt de nourriture. Quand il voyait des enfants allemands qui demandaient du pain, il leur donnait à chaque fois. Il n’y a pas de rancune.

 

Stalinisme :

 

Il suffit de rappeler l’expression de Churchill qui disait que Staline a hérité d’une Russie en « lapti » (3) et a laissée la Russie atomique.

 

Je dois dire aussi que ce voile de silence sur l’époque de Staline et sur l’époque soviétique de l’histoire est parfois rompu par les Français eux-mêmes. Par exemple, maintenant un événement d’une très grande envergure a lieu aux Halles, au centre de Paris. Il est intitulé « Moscou et Saint-Pétersbourg : deux visages de la Russie ». (4)

J’y ai participé et lors de la projection des films muets russes et soviétiques j’ai vu un auditoire qui restait jusqu’à la fin malgré le fait que les films n’étaient pas conservés en entier, mais que par fragments. Le film « Révolutionnaire » de 1917 et le film « Moscou en octobre » de 1927.

Et dix ans plus tôt, en 2000, plus de 60 films de l’époque de Staline ont été projetés à Toulouse et il y avait un symposium consacré au le cinéma soviétique de l’époque de Staline. Donc, parfois les Français prennent l’initiative eux aussi.

 

 

 

Notes de Comaguer

 

 

(1)   La bataille de la Neretva (nom d’une rivière) s’est déroulée entre Janvier et Avril 1943 en Yougoslavie sur le territoire de l’actuelle Bosnie-Herzégovine. Il s’agissait d’une puissante offensive commandée par Hitler et ses soutiens fascistes locaux (oustachis et tchetnik) contre les partisans communistes yougoslaves conduits par Tito. Ceux-ci résistèrent victorieusement à un écrasement total que l’inégalité des forces rendait probable. Elle a été immortalisée en 1969 par un film du réalisateur yougoslave Veljko Bulajic. « La bataille de la Neretva ». Bénéficiant d’une distribution exceptionnelle : Yul Brynner, Curd Jurgens, Silva Koscina, Orson Welles, Serguiei Bondartchouk  ce film est considéré comme un des meilleurs films de guerre de toute l’histoire du cinéma. Bondartchouk, comédien dans ce film, est également le réalisateur d’un très grand film de guerre «  Guerre et Paix » d’après le roman de Tolstoi qui lui valut l’Oscar du meilleur film étranger en 1968.

 

(2)   Directeur du Théâtre Toursky à Marseille qui accueillait cette manifestation

 

 

(3)   Les « lapti » sont des chaussons en écorce de bouleau très peu chers mais très peu résistants portés  traditionnellement par les populations rurales pauvres de Russie

 

 

(4)   Il s’agit dans le cadre de l’année de la Russie en France  d’un festival cinématographique « Portraits de villes : Moscou et Saint-Pétersbourg » au Forum des Images

 

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Les archives radio de comaguer  (pour écoute et téléchargement)

 

http://www.dotspirit.com

membre : comaguer

code d’accès : copainguer

mot de passe : salvador13

 

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Vendredi 8 octobre 2010 5 08 /10 /Oct /2010 12:47

La Russie a célébré avec éclat la victoire de 1945 sur les régimes fascistes; Elle l'a fait à Moscou en Mai et elle vient de le faire en Chine à l'occasion de la visite officielle de DIMITRI MEDVEDEV.

Le président russe a rappellé que la  campagne , brève mais puissante, de l'Armée Rouge contre le Japon avait été décisive dans la capitulation sans conditions de l'Empire.

 

Pour revenir sur le front occidental, nous publions un document récent du Parti Communiste Bolchévique de toute l'Union Soviétique sur la bataille de Berlin  traduit et publié  par le périodique NOUVELLES D'URSS.

 

Ce document confirme que l'URSS a joué un rôle unique et décisif dans la capitulation des deux puissances de l'Axe.

 

 

L'OPÉRATION DE BERLIN

 

 

 

 

«Nouvelles d'U.R.S.S.», 104, juillet-août 2010

 

 

 

 

Article publié dans le journal russe "Rabotbché-krestyyanski ~Serp i molot"

4  (201)  avril 2010

 

 

 

L'Opération de Berlin occupe une place particulière dans l'Histoire de la Grande Guerre patriotique. La conquête de Berlin signifiait l'achèvement victorieux de la guerre contre l'Allemagne fasciste. Avec la prise de Berlin, une solution définitive était apportée aux questions politico-militaires les plus importantes, desquelles dépendaient pour beaucoup l'organisation d'après-guerre de l'Allemagne et sa place dans la vie politique de l'Europe.


Ce qui constituait le but essentiel à cette étape de la guerre, c'était la liquidation complète du fascisme dans le régime social et étatique de l'Allemagne et l'engagement des poursuites les plus sévères contre tous les principaux criminels nazis pour leurs actes de cruauté, leurs assassinats massifs, leurs destructions, les outrages dont ils ont accablé les peuples des pays occupés.


Bien que, suivant les décisions prises à la Conférence de Yalta, la zone soviétique d'occupation devait s'étendre loin à l'ouest de Berlin et que les troupes soviétiques étaient déjà prêtes à commencer l'opération de Berlin, les Anglais continuaient encore à caresser le rêve de prendre Berlin avant que l'Armée rouge n'y parvienne.

 

I. V. Staline savait qu’au dernier moment, les dirigeants hitlériens développeraient une intense activité en quête d'accords séparés avec les gouvernements américain et anglais. Considérant la situation désespérée des troupes  allemandes, on pouvait s'attendre à ce que les hitlériens cessent de résister à l'Ouest et ouvrent la route de Berlin aux troupes américaines et anglaises pour ne pas donner la ville à l'Armée rouge.


En s'efforçant de sauver sa capitale et d'éviter la capitulation sans conditions, le gouvernement hitlérien avait mobilisé toutes les ressources du pays. Comme toujours, le commandement allemand avait jeté les forces principales de ses troupes terrestres et aériennes contre l'Armée rouge. Vers le 15 avril, il avait sur le front de l'Est: 214 divisions (dont 34 blindées et 15 motorisées) et 14 brigades. Ne s'opposaient en tout aux troupes américano-anglaises qui approchaient de l'Elbe que 60 divisions d'infanterie allemandes faiblement décomplétées, dont la capacité de combat égalait celle de 26 di visions organiques" ainsi que 5 divisions blindées qui ne comportaient même pas 200 chars en bon état. Les alliés disposaient de 80 divisions pléthoriques dont 23 divisions blindées. Les alliés présentaient un avantage particulier en aviation.

 

Ainsi, le forçage du Rhin par les troupes américaines et anglaises s'est-il effectué dans des conditions grandement facilités et le Rhin a-t-il été conquis par elles, pour l'essentiel sans résistance de la part des Allemands. Le haut commandement des troupes alliées a rapidement jeté, ses forces principales sur  l'axe de Berlin afin d'arriver au plus vite jusqu'à l'Elbe.

 

Tout en faisant tout leur possible pour retarder l'offensive de l'Armée rouge, les hitlériens continuaient de chercher en même temps à obtenir un accord avec les milieux dirigeants des Etats-Unis d’Amérique et de l'Angleterre afin d'éviter la capitulation sans conditions. Comme toujours, ils espéraient une scission de la coalition antihitlérienne. Les dirigeants hitlériens ont fait tout ce qu'ils ont pu pour empêcher que Berlin soit conquis par l'Armée rouge, ils étaient prêts à donner la capitale aux troupes américaines et anglaises.

 

Les alliés se proposaient également de prendre Berlin. En dépit de l'entente intervenue entre les principales grandes puissances de la coalition antifasciste sur l'inclusion de la capitale allemande dans la zone d'opération des troupes soviétiques, Churchill, faisant fi de l'accord conclu à Yalta, insistait pour que les formations britanniques progressent à l'est de l'Elbe. Le 1er avril 1945, peu avant la prise de Vienne par les troupes soviétiques, Churchill écrivait à Roosevelt: «Il ne fait pas de doute que les armées russes vont prendre toute l'Autriche et qu'elles entreront dans Vienne. Si elles prennent aussi Berlin n'auront~elles pas alors une idée par trop exagérée de ce qu'elles auront apporté une contribution écrasante à notre victoire commune ? C'est pourquoi je suis d'avis, que d'un point de vue politique, il nous faut avancer le plus loin possible vers l'Est en Allemagne et qu'au cas où Berlin se trouverait à  notre portée, nous devrions évidemment le prendre ».

 

Le travail de préparation de l'Opération de Berlin a été, pour le Haut Commandement soviétique, sans précédent par son envergure et son axe d'attaque. La conception de l'Opération de Berlin était pour l'essentiel définie dès novembre 1944 par l'Etat-major.

 

   Soigneusement élaboré sur les indications et sous la direction de I. V. Staline, le plan de l'Opération de Berlin tenait compte de la situation sous tous ses aspects et de la nécessité d'écraser l'ennemi extrêmement rapidement. Il a été envisagé d'encercler l'ensemble du dispositif de Berlin, de le couper en deux parties, d'encercler et d'anéantir chacune d’elles séparément. Il a été proposé d'en encercler une dans la région de Berlin et l'autre dans les bois du sud-est de la ville. L'organisation de la riposte à la défense ennemie pal' de puissantes frappes frontales a été étudiée très en détail. Après avoir conquis Berlin, il ne restait plus aux troupes soviétiques qu'à atteindre l'Elbe pour y rencontrer les troupes américano-anglaises. Ont pris part  à cette opération : le 1 er Front biélorusse (commandé par le maréchal de l'Union soviétique G. K. Joukov), le 1er Front ukrainien (commandé par le maréchal de l'Union soviétique I. S. Koniev) et le 2e Front biélorusse (commandé par le maréchal de l'Union soviétique K. K. Rokossovki), une partie des troupes de la Défense aérienne du pays, une partie des forces de la Flotte de la Baltique et la Flottille du Dniepr.

 

Au début de l'Opération de Berlin on comptait dans les 1er et 2e Fronts biélorusses et le 1er Front ukrainien: 2 500 000 hommes, 4600 canons et mortiers, 6250 chars et canons automoteurs, 7500 avions de combat. Leur supériorité sur l'ennemi était globalement de: 2,5 contre 1 pour les hommes, 4,0 contre 1 pour l'artillerie, 4,1 contre 1 pour les chars et les canons automoteurs, 2,3 contre 1 pour l'aviation. Mais la supériorité était encore plus élevée sur les axes des efforts principaux du fait de la concentration des forces principales à ces endroits.

 

Ayant décidé de résister avec acharnement, le commandement allemand avait créé une puissante défense échelonnée en profondeur depuis l'Oder jusque et y compris la ville de Berlin où toutes les forces disponibles étaient concentrées contre les troupes soviétiques.

 

L'opération de Berlin a commencé le 16 avril à 5 heures (heure de Moscou) par l'écrasement de la défense allemande sur la rive occidentale de l'Oder et de la Neisse avec exploitation plus avant de ce succès et manœuvre d'encerclement et de liquidation par les troupes soviétiques du regroupement de troupes allemande dans la région de Berlin, ainsi que dans les bois plus au sud-est de la ville. L'Opération de Berlin était achevée le 2 mai après la prise de la ville par les troupes soviétiques et leur arrivée sur l'Elbe.

 

Le regroupement allemand encerclé dans les bois a été disloqué et écrasé entre le 26 et le 30 avril. Quand aux troupes ennemies encerclées dans Berlin, elles ont continué à opposer une résistance furieuse.

 

Les combats pour Berlin ont débuté le 21 avril. Pour procéder à l'assaut de Berlin, les troupes soviétiques ont dû recourir à toute leur riche expérience de la conduite des combats de rues. Chaque attaque de l'infanterie et des chars Soviétiques était accompagnée de frappes massives de l'artillerie et de l'aviation sur tous les secteurs du front.

 

Le 30 avril à 21 heures 50minutes, le sergent A. M. Begoro et le sous-sergent M. V. Kanta­rtya ont hissé le Drapeau de la Victoire sur la coupole principale du Reichstag. Mais la garnison du Reichstag n'a pas cessé pour autant de résister et ce n'est que dans la matinée du 2 mai que les restes des éléments défensifs ont capitulé. Le Reichstag était pris.


Le 30 avril, Hitler s'est donné la mort en laissant un testament par lequel il transmettait le pouvoir au GroBadmiral K. Doenitz. Le matin du 1er  mai, le général d'infanterie H. Krebs, chef d'état-major  des troupes terrestres allemandes, s'est présenté au cantonnement des unis de la s= Armée de la Garde. C'est le général V. I. Tchouï­kov, commandant de la 8e Armée de la Garde, qui fut chargé de mener les pourparlers avec lui.

 

De la mission dont avait été chargé Krebs, il est apparu que les hitlériens tentaient de se soustraire à la capitulation sans conditions. A 18 heure 30 minutes l'ensemble de l'artillerie qui avait participé à l'assaut du secteur central de Berlin fit alors pleuvoir un déluge de feu. Le 2 mai à 00 heure 40 minutes, les fascistes ont demandé par radio de cesser le feu en informant de l'envoi de parlementaires. Le général G. Weidling, commandant de la défense de Berlin, qui emboîtait le pas aux parlementaires, fit part, au nom du commandement allemand, de son accord pour la capi­tulation sans conditions. Le 2 mai vers 15 heures, la résistance de la garnison de Berlin avait cessé partout. À la fin de la journée, les troupes soviétiques occupaient toute la ville. Le jour de la chute de Berlin est entré dans l'histoire comme la date de la plus grande victoire des armes soviétiques.

 

Le 8 mai 1945, à Berlin, les représentants du Haut Commandement allemand ont signé l'acte de capitulation sans conditions des forces armées allemandes. L'Opération de Berlin s'est achevée par la prise de Berlin et l'arrivée des troupes soviétiques sur l'Elbe.

Au cours de l'Opération de Berlin, l'Armée rouge a anéanti 70 divisions d'infanterie, 12 divisions blindées et 11 divisions motorisées, de nombreuses unités autonomes et détachements ennemis. Environ 480000 soldats et officiers ont été fait prisonniers et près de 11000 canons et mortiers, plus de 1500 chars et canons d'assaut, 4500 avions ont été capturés.

 

La brillante Opération historique de Berlin a été directement mise au point et s'est déroulée  sous la direction directe du Commandant en Chef suprême des armées r. V. Staline qui, le 6 novembre 1944, a placé les Forces armées soviétiques et l'ensemble du peuple soviétique devant la mission historique de «donner le coup de grâce à la bête fasciste et à sa propre tête et hisser sur Berlin le drapeau de la victoire» (I. V. Staline, «Au sujet de la Grande Guerre patriotique», 5e édition, p. 168).

 

 

 

 

 Le C.C. du P.C.B.tUS

 

 

 

 

 

Par comag
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