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Mardi 12 mars 2013 2 12 /03 /Mars /2013 19:02

IKE 03.2013

 

 

Marseille port de toutes les croisières…


Les autorités portuaires locales se plaisent à souligner le développement des croisières…

Et quand il n’y a pas un paquebot à l’escale, on reçoit au même quai un porte avions étasunien.

La dernière escale, celle du porte-avions EISENHOWER. un des 10 grands porte-avions nucléaire de l’US NAVY a eu lieu du 7 au 10 Mars 2013.

Venu des Etats-Unis le porte avions était en route vers la Méditerranée orientale et le Golfe d’Aden,

s’insérant successivement dans la VI° et la V° flotte US.


Zone des tempêtes ….

Par comag
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Jeudi 28 février 2013 4 28 /02 /Fév /2013 17:55

 

Faire tomber le régime libyen et assassiner son chef n’avait évidemment pas pour objectif la défense des droits de l’homme et le philosophe de pacotille qui  a essayé de la faire croire devrait être aujourd’hui inculpé d’apologie et de complicité de crimes de guerre par la Cour pénale Internationale si celle-ci voulait encore garder un minimum de crédibilité internationale

L’implication de Kadhafi dans le politique africaine et sa volonté de promouvoir le panafricanisme, s’ils sont bien connus de nombreux africains ont été soigneusement passés sous silence par les gouvernements et les médias occidentaux alignés.

Parmi les initiatives de Kadhafi, la création d’une organisation internationale à vocation régionale large a  certainement été la plus mal perçue et la plus passée sous silence en Occident.

communaute-des-etats-sahelo-sahariens.png

En 1998 Kadhafi lance la CEN SAD  Communauté des Etats Sahélo-Sahariens  qui se fixe les objectifs suivants

 

 

La Communauté des Etats Sahélo-sahariens (Community of Sahel-Saharan States – CEN SAD) est l’une des Communautés Economiques Régionales du continent (CER / Regional Economic Communities – RECs) agréées par l’Union Africaine.

L’Union Africaine reconnait actuellement huit CER, chacun d’entre eux jouant un rôle clé dans le travail d’intégration africaine

Les CER sont des regroupements régionaux d’Etats africains, légalement constitués par un traité, et dont l’intégration est le principal objectif.

Les missions de  la CEN SAD

 
 
  • l’établissement d’une Union Economique globale basée sur la mise en œuvre d’un plan de développement communautaire qui vient compléter et appuyer les plans nationaux de développement des pays membres et qui englobe les différents domaines du développement économique et social, durable: agriculture, industrie, énergétique, social, culturel, santé…
  • La suppression de toutes les restrictions qui entravent le rassemblement des pays membres par la prise de mesures nécessaires pour assurer :
  • La libre circulation des personnes, des capitaux et des intérêts des ressortissants des Etats membres
  • La liberté de séjour, de propriété et d’exercice de l’activité économique
  • La liberté d’échange et de circulation des biens, des produits et services originaires des Etats membres
  • La promotion du commerce extérieur par une politique d’investissement dans les Etats membres.
  • Le développement entre les Etats membres des moyens de transport et de communication terrestre, aérien et maritime et l’exécution de projets communs.
  • La reconnaissance aux ressortissants des autres pays membres des mêmes droits, avantages et devoirs reconnus aux propres citoyens d’un pays membres conformément aux dispositions des constitutions respectives.
  • Harmonisation des systèmes éducatifs, pédagogiques, scientifiques et culturels des différents cycles d’éducation et de formation.

 

 

Les sommets successifs de la CEN-SAD vont démontrer l’intérêt des gouvernements africains de la région pour cette initiative de coopération régionale. Le nombre croissant des adhésions est là pour le démontrer           

 

Premier sommet – Syrte – 14 Avril 1999 : Libye, Burkina Faso, Mali, Tchad, Soudan, Niger  bientôt  rejoints par République centrafricaine et Erythrée

Second sommet : N’Djamena – 5 février 2000 : Sénégal, Gambie, Djibouti

Troisième sommet – Khartoum  12/13 Février 2002 : Egypte Maroc Tunisie Nigéria Somalie

Quatrième sommet –Syrte -  6/7 mars 2002 : Togo, Benin

Cinquième sommet – Bamako – Mai 2004 : Guinée-Bissau, Côte d’Ivoire

Sixième sommet – Adhésions du Ghana et de la Sierre Léone

Septième sommet – 2007 - : Guinée, Comores

Huitième sommet : Kenya, Mauritanie, Sao Tomé et principe

 

Bilan : en moins de dix ans et sous l’impulsion de la Libye qui accueille le siège de l’organisation la CEN-SAD a réussi à rassembler 28 pays qui regroupent 350 millions d’habitants et s’étend de l’Atlantique à l’Océan Indien, de la Méditerranée au Golfe de Guinée, c'est-à-dire pratiquement  sur toute la moitié nord du continent. N’y manquent que l’Algérie l’Ethiopie et la RASD non reconnue.

Les 28 Etats membres sont aujourd’hui :

 

  • Bénin
  • Burkina Faso
  • République Centrafricaine
  • Comores
  • Côte d’Ivoire
  • Djibouti 
  • Égypte
  • Érythrée
  • Gambie
  • Guinée
  • Guinée-Bissau
  • Ghana
  • Libye
  • Libéria
  • Kenya
  • Mali
  • Mauritanie
  • Maroc
  • Niger
  • Nigeria
  • Sénégal
  • Sierra Leone
  • Somalie
  • Sao Tomé et Principe
  • Soudan
  • Tchad 
  • Togo
  • Tunisie

 

 

 

CEN-SAD-logo.gif

 

LE CONTRE FEU NEO COLONIAL

LANCE PAR LES ETATS-UNIS DANS LE CADRE DE LA GUERRE CONTRE LE TERRORISME

 

La PAN SAHEL INITIATIVE (2002) ET LA TRANS SAHARIAN COUNTERTERRORISM INITIATIVE (2004) couvrent la même zone géographique que la CEN-SAD et ces deux initiatives des Etats-Unis apparaissent donc comme une course de vitesse effrénée de l’Occident pour torpiller la CEN-SAD. La création d’Africom (2008) viendra couronner cette politique.

La mise en circulation des « groupes terroristes islamistes » qui justifie les activités antiterroristes de terrain s’inscrit parfaitement dans cette offensive et l’assassinat de Kadhafi qui se range  au rang des méthodes extrêmes de liquidation politique pratiquées par l’impérialisme dans sa phase la plus agressive vont parachever la manœuvre.

Pour autant la CEN-SAD n’est pas dissoute et des pays membres commencent à demander à ce que la Libye, dont nul d’entre eux n’ignore l’état de décomposition et la faiblesse de son  gouvernement, y reprenne sa place et que les activités de la Communauté reprennent.

Avec ou sans Kadhafi, qui fut pionnier en la matière, l’unité contre l’offensive néocoloniale est une nécessité.

 

 

 

 

Par comag
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Jeudi 31 janvier 2013 4 31 /01 /Jan /2013 10:52

Ressources naturelles du Mali  annoncées officiellement par le gouvernement en 2011

 Telles sont les données publiées par la Direction nationale de la géologie et des mines du Mali à l’occasion des journées minières et pétrolières de Novembre 2011

http://dngm.org/index.php?option=com_content&view=article&id=4

http://www.jmpmali.com/html/images/mali.GIF

 

Or : Le Mali est le troisième producteur en Afrique, une exploration à grande échelle est en cours. Le pays est célèbre pour son or depuis l'époque du grand Empire du Mali. A cours du pèlerinage à la Mecque de l'empereur Kankou Moussa, en 1324, sa Caravane transportait plus de 8 tonnes d'or ! Le Mali a donc été un pays minier pendant plus d'un demi-millénaire.

Il y a actuellement sept mines d'or en exploitation au Mali, qui comprennent : Kalana et Morila dans le sud du pays, Yatela, Sadiola et Loulo dans l'Ouest, et il a récemment repris la production à Syama et Tabakoto.des Projets d'exploration avancés incluent : Kofi, Kodieran, Komana, Gounkoto, Banankoro, Kobada et Nampala.

Uranium :il y a  des signes encourageants et l'exploration est en pleine activité. L'exploration est réalisée par plusieurs compagnies avec des indications claires sur des gisements d'uranium. Le potentiel pour l'uranium se trouve dans le quartier de Fall, qui couvre une superficie de 150 km2 du bassin nord Falea Guinée, un bassin sédimentaire neoproterozoica rapporté par des anomalies radiométriques. Le potentiel uranifère de Falea  est de 5000 tonnes. Le projet de Kidal, dans le nord-est du Mali, d'une superficie de 19 930 kilomètres carrés, couvre une grande zone  géologique cristalline dite de l'Adrar des Iforas. Le potentiel  d‘uranium existant à Samit,ainsi que dans la région de Gao, est estimé à 200 tonnes.

Diamants : Le Mali a le potentiel pour développer son exploration du diamant. À Kayes (région minière 1), ont été découverts trente 30 filons de quimberlíticos de quelles traces huit voir de diamants. Environ huit petits diamants ont été trouvés à Sikasso (au sud du Mali).

Pierres précieuses :

- cirque de Nioro du Sahel et de  Bafoulabé : grenades et rares minéraux magnétiques

- cirque de Bougouni et bassin et Faleme : Pegmatite

- Gourma : grenades et corindons

- Adrar des Ilforas : pegmatite et des minéraux en métamorphose

- Zone Hombori Douentza : quartz et carbonates

- Minerai de fer et manganèse : des ressources importantes mais non encore exploitées. Selon les estimations, le Mali a plus de 2 millions de tonnes des réserves potentielles de minerai de fer situées dans les zones de Djidian Kenieba, Diamou- et Bale.

- Bauxite : les réserves sont estimées à 1,2 millions de tonnes, à Kita, Kenieba et Bafing Makana. Des traces de manganèse ont été trouvées dans le Bafing Makana, Tondibi et Tassiga.

- Dépôts de roches calcaires : 10 millions de tonnes est. (Gangotery), 30 millions (est.) (Astro) et El Bah Haha (nord de Goundam) 2,2 millions de tonnes est.

- Cuivre : des potentialités à Bafing Makan (région de l'Ouest) et Ouatagouna (région Nord)

- Marbre : Selinkegny (Bafoulabé) 10,6 millions de tonnes de réserves estimées et des traces à Madibaya

- Gypse : Taoudenit (estimé à 35 MT), indices à Kereit (Nord de Tessalit) 0,37 MT estimées.

- Kaolin : Potentiel de réserves estimées (1MT) situé à Gao (région Nord)

- Phosphate : réserves située dans le Tamaguilelt, production de 18 000 tonnes/an et un potentiel estimé de 12 millions de tonnes. Il y a quatre autres gisements potentiels dans le nord de 10 millions de tonnes.

- Plomb et de zinc : Tessalit dans la région du Nord (1,7 millions de tonnes de réserves estimées) et des traces dans le Bafing Makana (région de l'Ouest) et Fabrice (Nord)

- Lithium : Indices à Kayes (région de l'Ouest) et potentiel estimé de 4 millions de tonnes à Bougouni (région sud)

- Schistes bitumineux : potentiel  estimé à 870 millions de tonnes, indices à Agamor et Almoustrat dans le Nord.

- Lignite : Potentiel estimé à 1,3 millions de tonnes, indices à Bourem (région Nord)

- Sel gemme  : potentiel estimé à 53 millions de tonnes à Taoudenni (Nord)

- Diatomite : le potentiel estimé à des millions de tonnes à Douna Behri (région Nord)

Le potentiel pétrolier du Mali attire aujourd'hui beaucoup d'intérêt de  la part des investisseurs

Le potentiel pétrolier du Mali a été inventorié  depuis le début des années 1970 lorsque des relevés sismiques et des forage sporadiques ont révélé des indices probables de pétrole Avec la hausse  mondiale des prix des ressources pétrolières, le Mali a promu la recherche pour l’exploration, la production et l'exportation de pétrole. Le Mali pourrait également fournir une voie de transport stratégique pour les exportations de pétrole et de gaz sub-sahariens vers l’Occident et il est possible de relier le bassin de Taoudeni au marché européen par l'intermédiaire de l'Algérie.

Déjà ont commencé des travaux sur la réinterprétation des données géologiques et géophysiques déjà faites, en mettant l'accent sur cinq bassins sédimentaires dans le nord du pays, y compris : Taoudeni, Tamesna, Ilumenden, Nara fossé et Gao.

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DE QUOI EXCITER LA CONVOITISE DE  TOUS LES GROUPES CAPITALISTES DU MONDE !

 

LA FOIRE D’EMPOIGNE VIENT DE PRENDRE UN TOUR AIGU AVEC L’INVASION MILITAIRE FRANCAISE QUALIFIEE PAR LE DRIAN LUI-MEME DE « RECONQUETE »

(qui sait si, quand il dort, Le Drian n’entend pas la voie d’Isabelle la Catholique ?)

QUI L’EMPORTERA : LES MULTINATIONALES FRANCAISES (TOTAL, AREVA…) OU BIEN D’ AUTRES : LE QATAR qui a deux fers au feu, un du côté de la France et un du côté des islamistes qu’il finance, les ANGLO SAXONS qui attendent l’arme au pied que la France ait fait le plein de l’impopularité sur le continent africain, l’Allemagne qui aimerait bien remettre sèrieusement le pied en Afrique

…. à moins que le gang occidental ne soit écarté au profit de ceux qui n’auront pas eu recours aux armes : les pays du BRICS dont les capacités techniques et financières en matière pétrolière et minière sont considérables.  

SUBSIDIAIREMENT : par où seront exportées ces matières premières vers les marchés extérieurs ? Le Mali est enclavé. Alors : par la Mauritanie à l’Ouest, par l’Algérie au Nord, par la Côte d’Ivoire au Sud …. ? L’Afrique s’unira-t-elle pour imposer ses choix ?

 

Info-Minerais-Mali_site-copie-1.jpeg

Par comag
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Vendredi 18 janvier 2013 5 18 /01 /Jan /2013 09:36

L’AMER DESTIN DE FRANCOIS HOLLANDE

Dans son livre « Adieu Abidjan sur Seine » (Editions Autres Temps – 2008), Guy Labertit, délégué national pour l’Afrique du parti socialiste de 1993 à 2006 parle de François Hollande alors premier secrétaire du parti : « François Hollande – sans doute celui qui, à la tête du PS , a éprouvé le moins d’intérêt pour les relations internationales , surtout extra-européennes – a toujours eu un rapport plutôt distant à tout ce qui touchait l’Afrique. En novembre 1998, il m’a dit tout de go après avoir rencontré un président africain : « Guy j’admire ta ténacité dans ton engagement, mais en Afrique, il n’y a que des coups à prendre. ».

Surtout lorsqu’on commence par en donner ……….

Après la création d’Africom, la destruction du régime libyen par l’OTAN, la partition du Soudan, le coup d’Etat militaire de la France le 11 avril 2011 en Côte d’Ivoire, la guerre occidentale pour la reconquête de l’Afrique s’intensifie au Mali avec l’opération SELVAR * déclenchée le 11 Janvier par le chef des armées françaises et qui est tout sauf improvisée (voir article ci-après).

Il n’est pas inutile de rappeler que le premier partage de l’Afrique en 1885 à Berlin n’a pas empêché les puissances européennes organisatrices du dépeçage de rentrer trente ans plus tard dans un conflit violent et prolongé  entre elles : la première guerre mondiale. L’accord initial sur le pillage de l’Afrique a volé en éclats au moment du partage du butin.

*Le Selvar est une variété de chat de la région du Sahel qui a cette particularité d’être particulièrement incontinent  - il fait pipi sans arrêt. Comme le Selvar la France avec ses parachutistes et ses chasseurs bombardiers pisse sur le Sahel des missiles à 1 million d’euros l’unité.

 

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L’Invasion préplanifiée du Mali révèle l’agenda néo-colonialiste de la France

Par Finian Cunningham

 

Publié par "Information Clearing House"

Traduction Comaguer



16 janvier 2013

La vitesse et l'étendue avec laquelle les avions de guerre françaises ont été déployés au cours du week-end dans ce pays d'Afrique de l'Ouest, le Mali, mettent en évidence  un plan bien rodé d'intervention par l'ancienne puissance coloniale.

En effet, telle est la chorégraphie soigneuse de ce développement militaire saillant que l'on pourrait dire que les français se sont finalement donné eux-mêmes le feu vert pour exécuter un plan qu'ils avaient fait mûrir depuis plusieurs mois. Ce plan n'est rien de moins que la reconquête néocoloniale de son ancienne colonie dans une  région Afrique de l'Ouest d’importance stratégique.

Dans les heures suivant la sollicitation par le gouvernement malien d’un appui militaire pour contrer l'avancée  des rebelles du Nord, des avions de combat français ont  commencé à effectuer des frappes aériennes vendredi. Les sorties auraient, selon les médias, été menées pendant au moins trois jours consécutifs. Selon les reportages des médias, les avions de chasse français Mirage et Rafale auraient frappé dans une large bande  du Sahel, depuis  Gao et Kidal, dans le nord-est, près de la frontière avec l'Algérie, jusqu’à la ville occidentale de Lere, à proximité de la Mauritanie.

Les avions de combat ont été envoyés depuis la  France et l’auraient été  également depuis le  Tchad. Le gouvernement français a affirmé qu'il avait obtenu l'autorisation par l'Algérie du survol de son territoire. Les deux pays voisins nord-africains sont aussi d’anciennes colonies françaises.

Les frappes aériennes par les avions français sur au moins six zones-cibles très dispersés dans le Mali couvrent une distance opérationnelle de près de 2 000 kilomètres d'est en ouest. Ce niveau de coordination indique plusieurs semaines de planification et dément l'apparence que le gouvernement français réagissait de façon impromptue à une demande soudaine d'aide des autorités maliennes alignées sur Paris.

En outre, au cours du week-end, quelques 500 soldats français sont arrivés dans la capitale malienne du sud de Bamako et de la ville stratégique de Mopti, qui est située près du territoire du Nord tenu par les rebelles.

L’intervention française dramatisée a toutes les caractéristiques d'un plan méticuleux qui n’attendait  plus qu’un signal pour être lancé. La prise par les rebelles jeudi dernier de la ville de Konna, à 45 kilomètres de Mopti, près de la frontière nord-sud de facto, et le réveil subséquent du gouvernement malien à Bamako peuvent donc être considérés comme un simple feu vert pour la mise en œuvre du plan détaillé français.

En outre, le gouvernement français a reçu le soutien rapide d'autres pays européens et des  États-Unis. La Grande-Bretagne a envoyé des avions-cargos RAF CI7 à Paris à partir d'une base dans l'est de l'Angleterre afin d'aider les français à l’acheminement des troupes, des hélicoptères, des camions et d’autres équipements lourds. Washington a dit qu'il fournira de la logistique et des communications. Les drones de surveillance américains et français sont en action depuis des mois au Mali et dans les pays limitrophes.

Le Ministre français des affaires étrangères, Laurent Fabius, s'est empressé de présenter les frappes aériennes du week-end comme un succès pour  bloquer les  « terroristes » maliens. Fabius a dit que  l’engagement  militaire français était une  « question de semaines ». Toutefois, la vaste mobilisation de troupes et d’avions de combat ainsi que le contexte géopolitique général amènent à voir les choses  autrement. Peut-être conscient de cela, Fabius a tenu à souligner que l'intervention au Mali ne se transformerait pas en « un autre Afghanistan. »

Officiellement, Paris, Londres et Washington ont jusqu'à présent fait pression en faveur d’une force d'intervention dirigée par les africains pour conduire l’action militaire de soutien   au gouvernement malien en vue d’écraser la rébellion séparatiste dans la moitié Nord du pays. La région du Nord a été prise en avril dernier par les rebelles Touareg alliés avec les milices islamistes appartenant à Ansar Dine et au mouvement pour l'unité et le djihad en Afrique de l'Ouest. Les rebelles ont réussi à consolider leur contrôle sur cette région vaste et en grande partie désertique près de la principale ville de Tombouctou. Le Nord-Mali couvre une superficie égale à celle de la France et est peu peuplé avec moins de 2 millions de personnes.

Les États ouest-africains, notamment le Nigéria, le Sénégal, le Burkina Faso, le  Bénin et le  Niger, sont, à la demande des puissances occidentales, chargés de rassembler une force d'intervention. Le mois dernier, le Conseil de sécurité des Nations Unies a approuvé la mission militaire ouest-africaine pour consolider le fragile gouvernement basé à Bamako dans l'extrême sud du pays, à des milliers de kilomètres du haut de la région Nord.

Après le vote du Conseil de sécurité, les diplomates à l'ONU et dans les capitales ouest-africaines parlaient d’une mission africaine combinée de quelques  3 500 soldats à déployer beaucoup plus tard dans l’année, en septembre au plus tôt. Il s'agissait également du point de vue de Romano Prodi, envoyé spécial de l'ONU au Mali, qui n’a été connu que dans les jours précédant l'intervention militaire française.

L'esquive soudaine des forces africaines pointe révèle l'agenda réel des puissances occidentales et de la France en particulier. Ce que nous voyons maintenant, avec le déploiement français rapide et à grande échelle, est la vraie nature néocoloniale de cet agenda. Tous les discours précédents tenus par Paris, Londres et Washington sur l'importance de l'intervention ayant « un visage africain » peuvent être considérés  comme une couverture cynique pour une action occidentale directe.

Il y a seulement trois mois le Président François Hollande a juré aux médias français qu'il y n'aurait « aucune présence française sur le terrain » au Mali. A l’évidence, les projets officiels ont changé.

La France et ses alliés occidentaux ont assidûment mis en avant  la menace pour la sécurité internationale qui aurait été posée par les rebelles au Mali. Il a été beaucoup insisté sur les  liens présumés entre les militants islamistes et Al Qaeda dans le Maghreb. Le Président Hollande a alerté à plusieurs reprises sur les menaces qu’un renforcement du contrôle des rebelles sur le Mali
feraient peser sur  la sécurité française et européenne

Un porte-parole du premier ministre britannique David Cameron a déclaré à la fin de la semaine: « les deux dirigeants [Cameron et Hollande] ont convenu que la situation au Mali constitue une menace réelle pour la sécurité internationale, compte tenue de l'activité terroriste là-bas. »

Les politiciens américains, les chefs militaires et les médias ont également pendant des mois été très  éloquents   sur le fait que le Mali représente une nouvelle « centrale de la terreur » mondiale et que les gouvernements occidentaux doivent agir de façon décisive pour éliminer ce danger.

Toutefois, la nature précise de cette « menace islamiste » au Mali n'est jamais ni expliquée ni démontrée. Nous sommes censés accepter la parole de Paris, Londres et Washington - les Etats voyous qui mènent des guerres illégales en Afghanistan, Irak, Libye et Syrie.

Ce que nous savons, cependant, c’est que les frontières postcoloniales du Mali vieilles d’un demi-siècle sont une institution exotique imposée aux peuples nomades de la région du Nord – et à une culture qui remonte à  des milliers d'années. Leur rébellion contre une administration téléguidée, jusqu'à présent indifférente à leur sort et sélectionnée par les  colonialistes à Bamako est probablement une cause juste. La France et ses alliés occidentaux sont par conséquent en train d’exacerber un différend interne au Mali avec un autre récit spécieux de « guerre contre le terrorisme » et de cette façon ces puissances se donnent à elles-mêmes  mandat à s'immiscer dans ce pays.

La France étant l’ancien maître colonial et ayant derrière elle des décennies d’interventions  militaires secrètes dans la région est le choix « naturel » parmi les puissances occidentales pour diriger une aventure néo-impérialiste dans cette région stratégiquement importante.

Le Mali a d’abondantes ressources naturelles en métaux et en minéraux. Il est une source majeure d'or et d'uranium, ainsi que de fer, de cuivre, d’étain et de manganèse et aussi de minéraux tels que les phosphates, le sel et l’argile.

En outre, la région de l'Afrique de l'Ouest a un potentiel extraordinaire pour l'agriculture et le pétrole. Le golfe de Guinée, le Ghana et le Nigéria sont à appelés  devenir une région centrale  pour la fourniture de  pétrole et  de  gaz aux marchés mondiaux dans les années à venir.

L'intervention militaire de la France et des autres puissances occidentales au Mali - sous le couvert de « vaincre le terrorisme » - est une tête de pont pour les capitaux et les sociétés occidentales, non seulement dans un pays riche en ressources, mais aussi dans une grande partie de l'ensemble du continent africain. En 2011, le bombardement de la Libye par  l'OTAN et la subversion par la France des élections en Côte d'Ivoire ont  marqué un nouveau départ du néo-impérialisme occidental en Afrique. Le Mali s'avère être la poursuite de cette dynamique et être un autre lieu de la  mise en scène de cette moderne ruée sur l'Afrique par les puissances occidentales.

Finian Cunningham, originaire de Belfast, en Irlande, est né en 1963. Il est un éminent expert dans les affaires internationales. Cet auteur et commentateur des médias a été expulsé de Bahreïn en juin 2011 pour son journalisme critique dans lequel  il a mis en évidence les violations des droits de l'homme par le régime soutenu par l'Occident. Il est diplômé d'une maîtrise en chimie agricole et a travaillé comme rédacteur scientifique pour la  Société royale de Chimie à Cambridge, en Angleterre, avant de poursuivre une carrière en journalisme.

 

 

Par comag
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Lundi 31 décembre 2012 1 31 /12 /Déc /2012 11:58

Il  est SUICIDAIRE pour des progressistes de demander aux loups qui nous dévorent ICI

d’aller délivrer la veuve et l’orphelin AILLEURS.

Par comag
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