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16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 15:05

 

 

 

CANNABIS

Nouveau carnaval communicationnel ou comment transformer une question géopolitique en question « sociétale »


Les dernières données officielles de l’OICS (organe international de contrôle des stupéfiants) comme celles de l’ONU viennent de confirmer une nouvelle fois ce qu’indiquent régulièrement, au fil des dépêches, les récits des prises, par les douanes françaises entre autres, de grosses quantités de cannabis : Le royaume du Maroc est de très loin le premier producteur mondial de cette drogue (80% du total mondial).

Dans le palmarès mondial des producteurs de drogue, il se situe aux côtés de l’Afghanistan, premier producteur d’héroïne et de la Colombie, premier producteur de cocaïne. Ce trio majeur bénéficie de l’immense intérêt que lui portent les Etats-Unis et leurs services spéciaux.

Nul n’ignore les liens très étroits qui unissent aujourd’hui la monarchie marocaine et les actuels cercles gouvernementaux français (et aussi les cercles dirigeants étasuniens et israéliens). Les entreprises françaises ont pignon sur rue au Maroc - on en évalue le nombre à 750 -, la dernière équipe gouvernementale française ne compte pas moins de trois ministres ayant des liens personnels très étroits avec le Maroc et Cazeneuve, Ministre de l’intérieur, vient de remettre la Légion d’honneur à Abdellatif Hammouchi, chef du contre-espionnage marocain, personnage très actif dans la répression brutale des démocrates marocains.

La relance du débat sur la dépénalisation du cannabis ne peut être l’effet du hasard et s’inscrit clairement dans l’approfondissement des liens économiques et politiques franco-marocains. En effet il n’est pas question dans la république socio-néolibérale de Hollande et Valls de créer une compagnie nationale qui sur le modèle de la défunte SEITA aurait le monopole de la commercialisation, régulerait le marché voire contrôlerait une production tout à fait possible sur le sol français *, la vente libre du cannabis conduirait donc à faire un cadeau « royal » au Maroc, à ouvrir tout grand le marché français au cannabis marocain et à implanter sur le territoire national les réseaux marocains de production et de distribution.

Un vrai cadeau …. empoisonnant ….

*sans ouvrir un débat plus que séculaire et non résolu qui a pris aujourd’hui une dimension nouvelle avec l’apparition d’ « Etats faillis » dans lesquels ne subsistent que des rapports de force, rappelons qu’un Etat n’est pas une ligue de vertu prônant l’ascétisme et la frugalité, mais une structure de gestion d’une nation et que l’absence d’Etat ne conduit pas nécessairement et immédiatement à l’autogestion généralisée.

 

 

 

 

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